À Athènes et dans tout le pays, de nombreux Grecs manifestent leur colère après le terrible accident de trains qui a fait 57 morts. © SOCRATES BALTAGIANNIS / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
C'est toute la Grèce qui est meurtrie par un drame humain sans précédent sur son territoire. Entre douleur et colère, les Grecs vont à nouveau manifester vendredi 3 mars, au troisième jour de deuil national observé dans un pays traumatisé par la catastrophe ferroviaire qui a fait 57 morts, dont beaucoup de jeunes étudiants.
Dans la capitale et dans toutes les villes de Grèce, la population est appelée à manifester en silence vendredi soir sur le thème « Nous pleurons nos morts, nous demandons la vérité ». La fureur des Grecs ne devrait pas se tarir malgré le mea culpa du gouvernement sur les défaillances « chroniques » du réseau ferroviaire qui ont conduit à la tragédie, l'une des plus graves qu'a connues la Grèce.
Les cheminots aussi sont appelés à la grève vendredi, pour la deuxième journée consécutive. La confédération des syndicats du rail dénonce « le manque de respect dont ont fait preuve les gouvernements au fil du temps envers les chemins de fer grecs, ce qui a conduit » à cette catastrophe. Les Grecs sont éplorés à l'image de ce drapeau grec, aux rayures blanches brisées comme des wagons démembrés, qui s'affiche dans un fond noir sur les réseaux sociaux.<...