Des terroristes menacent de faire de chaque policier grec une cible potentielle

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Un groupe inconnu jusqu'à présent de la Police hellénique "Secte des révolutionnaires / Σέχτα επαναστατών" a revendiqué mercredi l'attaque à l'arme automatique contre un commissariat du quartier de Korydallos, à Athènes, mardi matin où heureusement il n'y avait pas eu de victimes.

Selon la Police, un appel a été adressé au quotidien d'Athènes "Ta Nea" indiquant l'emplacement d'un CD contenant le tract de revendication de l'organisation. L'emplacement en question était, en fait, le cimetière où est enterré le jeune Alexis Grigoropoulos, victime d'une bavure policière en décembre dernier et dont la mort avait déclenché quinze jours de violentes émeutes à Athènes et dans les autres grandes villes grecques.

Les auteurs du texte affirment que le but de l'attaque du commissariat de Korydallos était "de les exécuter", expliquant que l'organisation savait qu'il y avait un gardien à l'angle du commissariat "et deux-trois de ses confrères à l'intérieur".

L'organisation, qui se réclame de l'esprit de la Faction Armée Rouge allemande des années 70 et de la guérilla urbaine, qu'"à partir de maintenant, la vie d'un flic coûtera ce que coûte une balle", et laisse envisager d'autre frappes, pas limitées aux simples policiers. "A ce qui s'interrogent pourquoi nous avons choisi [ pour cible ] quelques policiers pris au hasard et non pas un cadre haut placé, un grand journaliste un fonctionnaire de l'Etat ou au moins un capitaliste, nous répondons que leur tour viendra aussi", avertit le communiqué de la Secte des révolutionnaires.

La menace de faire de chaque policier une cible potentielle n'a pas tardé à produire ses résultats. Mercredi midi, un policier, chargé de la garde de la résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis à Athènes, se sentant menacé, a tiré deux balles contre un agent de la sécurité de la même résidence, quand il a cru que ce dernier était armé.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le policier aurait eu des troubles psychologiques récemment, mais ses explication restent confuses.

Un communiqué de l'ambassade informe que l'ambassadeur des Etats-Unis en Grèce, Daniel Speckhard, a eu un entretien téléphonique avec le ministre de l'Intérieur, Procopis Pavlopoulos, qui l'a assuré de sa sympathie et de son engagement à faire toute la vérité sur cette affaire.

Par ailleurs, selon le département d'Etat américain, il n'y a aucun indice d'un attentat terroriste à l'extérieur de la résidence de l'ambassadeur américain à Athènes, a souligné le porte-parole du département d'Etat américain, Robert Wood.

i-GR/ANA-MPA

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