Financements des partis politiques : l'opposition rejette la proposition d'une commission interpartis

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La proposition du premier ministre, Costas Caramanlis, d'une commission interpartis sur les financements des formations politiques comme réponse au scandale Siemens risque de ne jamais voir le jour après les conditions posées par le PASOK (parti socialiste) et le rejet catégorique des formations communistes.

Le KKE (parti communiste grec) a annoncé mardi qu'il s'abstiendra de participer à la commission proposée par le premier ministre, prévoyant qu'il "n'en sortira rien d'important" en ce qui concerne "l'argent sale" versé à des fins électorales.

Selon le KKE, le problème "réside dans la symbiose entre l'Etat d'une part et les monopoles et partis au pouvoir d'autre part", alors que les propositions des deux grands partis - la Nea Dimokratia et le PASOK - "ne sont que des paroles en l'air", et que le prétexte par ailleurs de contrôler, au nom de la transparence, les ressources des partis constitue une ingérence dans les affaires internes des partis.

De son côté, le Synaspismos (Coalition de la gauche radicale) a rejeté mardi par la voix de son président, Alexis Tsipras, la même proposition : "Au lieu de proposer des commissions interpartis pour du bluff, qu'ils procèdent enfin à la constitution d'une commission d'enquête parlementaire", a lancé M. Tsipras.

Le PASOK demande la convocation immédiate de l'assemblée plénière du Parlement pour l'affaire Siemens

Le PASOK souhaite que soit convoquée immédiatement, et non en octobre, l'assemblée plénière du Parlement afin de décider de la mise en place ou non d'une commission parlementaire d'enquête pour l'affaire Siemens, critiquant le gouvernement de vouloir gagner du temps et de faire piétiner sur place l'enquête sur les caisses noires de la société allemande. C'est ce qu'a annoncé le président du principal parti de l'opposition, Georgios Papandreou, à l'issue dune réunion marathon mardi au siége du parti.

Se référant à la proposition du premier ministre, M. Caramanlis, de mettre en place une commission interpartis pour faire la transparence sur les financements des partis, M. Papandréou a observé que "le premier ministre refuse une fois encore de répondre dans le scandale Siemens en espérant de cette façon gagner du temps", pour dénoncer une intention du sur-place dans l'enquête.

Par ailleurs, M. Papandréou a proposé la réunion de la commission parlementaire sur les Institutions et la Transparence, ainsi que la mise en avant de règlements concernant les financements des partis, la transparence, la crédibilité, la gouvernance et le fonctionnement du système politique, "dés maintenant et non en octobre".

Le président du PASOK rappelle encore ses propositions de la semaine dernière, à savoir le réexamen de tous les contrats publics avec Siemens et la convocation de la commission contre le blanchiment d'argent, dite commission Zorbas.

Répondant à ces déclarations, le porte-parole du gouvernement, Theodoros Roussopoulos, a ironisé sur M. Papandreou de "propose avec 24h de retard ce qu'a été déjà annoncé par le gouvernement".

"Au moment où il demande un dialogue sur les questions de la transparence, il refuse de participer à la commission interpartis proposée par le premier ministre, comme il avait refusé de participer à la révision de la Constitution", a ajouté le ministre.

Selon M. Roussopoulos la commission d'enquête parlementaire que demandent le PASOK et le Synaspismos, aurait besoin de beaucoup de temps pour conclure, alors qu'au contraire la commission interpartis devrait avoir fini d'ici octobre-novembre.

i-GR/ANA-MPA

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