Menaces terroristes sur les ministres et le parlement grecs

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Le groupe gauchiste "Lutte révolutionnaire" a revendiqué la responsabilité de l'attentat à la roquette contre l'ambassade américaine dans un tract de cinq pages adressé au journal To Pontiki. Le tract comprend également des menaces contre le ministre des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis et de l'Ordre public, Vyron Polydoras, et cite le Parlement comme la prochaine cible d'un attentat.

Selon les auteurs du tract, l'attentat contre l'ambassade américaine "a permis de montrer la soumission de l'Etat grec à la politique des Etats Unis" sur des questions internationales comme Guantanamo, l'Irak et l'Afghanistan. Le ministre des Affaires étrangères, Mme Bakoyannis, et de l'Ordre public, M. Polydoras, sont qualifiés d'"esclaves des Américains".

Le tract dénonce aussi "les tribunaux spéciaux" qui ont condamné l'autre organisation terroriste grecque du "17 novembre", tenus pour responsables d'un procès que les ambitieux successeurs érigent en preuve du non-respect du droit.

Concernant le parlement grec, les auteurs du trat laissent entendre qu'il pourrait être la prochaine cible, raisonnant notamment à partir d'une politique fiction selon laquelle "si on pouvait imaginer un soulèvement populaire en Grèce […] les bâtiments qui seraient détruits seraient en premier lieu celui de l'ambassade américaine, puis celui du parlement".

Cependant les pistes sont brouillées, le tract niant être à l'origine des deux appels téléphoniques à la société chargée de la sécurité de l'ambassade des Etats-Unis en Grèce et à l'ambassade même peu après l'attaque du 12 janvier. Pas d'indices non plus concernant les détails organisationnels de l'attaque qui permettraient d'authentifier le fondé de la revendication.

Enfin, l'organisation dédie son opération "à la résistance armée en Irak [contre les Américains], à l'Hezbollah", et à des organisations armées palestiniennes.

Le porte-parole par intérim du gouvernement, Evanghelos Antonaros, interrogé sur la teneur du tract de "Lutte révolutionnaire", a déclaré que "le gouvernement ne dialogue pas avec des terroristes".

En revanche, curieuse déclaration que celle du président du parti de la gauche radicale Synaspismos, Alekos Alavanos, qui invité à commenter le texte de la revendication a estimé que "le tract et les déclarations ne sont que des paroles en l'air", et que "derrière la roquette du terrorisme, viennent les fusées des USA contre les droits et les libertés, car ces roquettes créent le cadre nécessaire pour une attaque contre les droits et les libertés démocratiques des citoyens au nom de la liberté".

De leur côté, les Etats-Unis ont réitéré jeudi leur "entière satisfaction" pour le niveau de coopération avec les autorités grecques dans le cadre des efforts déployés pour élucider l'attentat, comme l'a souligné le porte-parole du Département d'Etat américain, Sean McCormack qui était interrogé lors de son point de presse au sujet du tract de revendication de l'attentat par l'organisation "Lutte Révolutionnaire".

M. McCormack a précisé que Washington collabore "très étroitement avec les autorités grecques dans cette affaire afin de découvrir les responsables de cette attaque é notre ambassade".

i-GR/ANA-MPA

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