Différences d'appréciation à la réunion du Conseil national de Politique étrangère

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C'est dans un esprit allant dans la droite ligne des compétences et du rôle du Conseil national de Politique étrangère que s'est tenue mardi matin une session de cette instance, selon une déclaration du ministre des Affaires étrangères, Petros Molyviatis, qui y avait convoqué les partis politiques pour une information sur les derniers développements dans les grands dossiers de politique étrangère. Mais pour le représentant du PASOK, Christos Papoutsis, le gouvernement manque de visée à long terme, d'audace, de décision, de programmation et de stratégie.

M. Molyviatis a assuré, à l'intention de ses interlocuteurs, que "l'ouverture des concertations d'adhésion de la Turquie avec l'UE a été obtenue dans des conditions qui garantissent entièrement les positions et les visées tant de la Grèce que de Chypre".

En ce qui concerne la 2e proposition soumise par le médiateur spécial de l'ONU pour la FYROM, Matthew Nimetz, M. Molyviatis a souligné que le gouvernement grec a rejeté cette proposition et envisage la question avec "sang-froid et responsabilité". Le vice-président du Parlement, Sotiris Hadzigakis, a fait état d'un climat de consensus au cours de la réunion du Conseil, et indiqué que les parties présentes ont salué les positions et tactiques du gouvernement, tant en ce qui concerne la FYROM que la marche d'adhésion de la Turquie à l'UE.

M. Papoutsis, membre du bureau politique du PASOK chargé des questions de politique étrangère et de défense, a réitéré la position de son parti en faveur du soutien des efforts des pays des Balkans de se rapprocher des institutions européennes, alors qu'en ce qui concerne l'appellation de la FYROM, il a mis l'accent sur la nécessité de trouver "un règlement accepté mutuellement par les deux parties sur une appellation unique, en tenant compte du respect des facteurs culturels, historiques et politiques de la région".

Enfin, au nom de Synaspismos, son ex-président, Nicos Constantopoulos, a évoqué la marche d'adhésion de la Turquie à l'UE, en retenant que le cadre des négociations et la contre-déclaration donnent à la Grèce la possibilité de défendre ses intérêts, mais en réaffirmant dans le même temps que la Turquie doit reconnaître la République chypriote et progresser sur la voie de la démocratisation.

i-GR/ANA

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