Le gouvernement convoquera un débat extraordinaire sur la politique étrangère au Parlement

Soumis à des pressantes critiques à gauche, le ministre des Affaires étrangères, Petros Molyviatis, a annoncé que le gouvernement demandera la convocation d'un débat extraordinaire au Parlement sur la politique étrangère, dans des déclarations faites aussitôt après la fin d'une réunion du cabinet restreint présidée mardi par le Premier ministre, Costas Caramanlis. M. Molyviatis, qui a informé le cabinet restreint de tous les dossiers de politique étrangère, a également annoncé la convocation dans les prochains jours du Conseil national de Politique étrangère.

Rendant compte des travaux de cette session du mini-cabinet, M. Molyviatis a indiqué que "sauf imprévu, la Turquie entamera le 3 octobre ses négociations d'adhésion avec l'UE", et noté que "les thèses et aspirations de la Grèce et de Chypre ont été pleinement garanties dans les deux textes (communautaires), le cadre de négociations et la contre-déclaration de l'UE".

Le chef de la diplomatie grecque a ajouté qu'avec le début des négociations sera ouverte progressivement et graduellement – "et j'insiste sur ce point", a-t-il dit - la route pour une nouvelle ère dans les relations greco-turques, une ère de paix et de coopération, qui sera profitable aux deux peuples et à la région. "Dès lors que la Turquie remplira à la fin des négociations, qui seront longues, tous les critères et conditions, elle aura droit de devenir membre à part entière de l'UE", a-t-il noté.

M. Molyviatis a confirmé qu'il reste certains points en suspens concernant le cadre de négociations et la déclaration inaugurale de la présidence lors de l'ouverture des négociations d'adhésion, mais il a précisé qu'ils n'ont rien à voir avec les exigences grecques ou chypriotes.

Par ailleurs, le ministre n'a pas souhaité commenter les critiques de l'opposition faisant valoir qu'il n'a pas été imposé un calendrier précis pour le règlement des questions en suspens avec la Turquie, en tranchant que tous ces points seront précisés au Parlement.

Concernant enfin la question de l'appellation de la FYROM, M. Molyviatis a rappelé que les thèses sont bien connues de tous, surtout après l'acceptation par la partie grecque de la proposition Nimetz (médiateur spécial du SG de l'ONU pour la FYROM). M. Molviatis a dit que le médiateur de l'ONU l'a assuré lors de leur dernière entrevue qu'il poursuivrait ses efforts de pourparlers avec les représentants des deux parties, sans toutefois être en mesure d'affirmer qu'il est attendu des nouvelles propositions.

Le responsable de la Politique étrangère au PASOK critique les déclarations Molyviatis au sujet de la Turquie et de la FYROM

Le responsable de la Politique étrangère au PASOK, Christos Papoutsis, a critiqué mardi les déclarations faites le jour même, à l'issue d'une réunion du mini-cabinet, par le ministre des Affaires étrangères, Petros Molyviatis, au sujet de la Turquie et de la FYROM.

M. Papoutsis, qui a accusé le gouvernement d'avoir opté pour "la politique du moindre effort et de la reddition des armes", a déploré qu'Athènes ait "accepté le récent train d'idées Nimetz, plaçant la Grèce dans une position plus défavorable dans les négociations concernant l'appellation de Skopje".

Se referant en outre à la Turquie, M. Papoutsis a certes tranché que son parti soutient fermement l'orientation européenne du pays voisin et sa perspective d'adhésion, mais pose comme condition fondamentale au succès de cette entreprise "une feuille de route claire avec des garanties sures, un calendrier et des engagements précis". C'est "dans un tel cadre que devront être garanties avec clarté toutes les questions d'intérêt grec", a-t-il souligné.

i-GR/ANA

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