Deux enquêtes sondent l'opinion des Grecs après la démission du Premier ministre de la tête du Parti socialiste

Deux sondages portant sur les élections législatives de mars, réalisés immédiatement après l'annonce par le Premier ministre, Costas Simitis, de son retrait de la présidence du PASOK au profit du ministre actuel des Affaires étrangères, Georges Papandreou, et publiés dimanche dans la presse athénienne, font ressortir un resserrement des rapports entre les deux grandes formations politiques, les PASOK (socialistes) et Nea Dimokratia (ND, conservateurs), sans pour autant remettre en cause l'avance de la droite.


Dans les deux sondages - l'un de la société Metron Analysis (publié dans Ethnos du Dimanche) et MRB (Kathimerini), les deux questions principales portent, d'une part, sur la formation politique qui sortira du scrutin de mars prochain et, d'autre part, sur le choix de Premier ministre le plus compétent à gouverner. Les questions qui ont été posées par téléphone excluaient en soi la question des intentions de vote des interviewés.

A la première question, l'écart entre les deux partis se réduit à l'avantage du PASOK, qui était resté en arrière dans les sondages précédents. Plus précisément l'écart selon Metron Analysis n'est plus que de 9,4% (ND 41,3% - PASOK 31,9% - 26,4% répondent ne pas savoir), alors que MRB indique que la différence maxima de 30% telle qu'apparue il y a un mois se réduit à 12,5% (51,4% pour la ND et 38,9% pour le PASOK). Notons que cet écart a propos de l'évaluation du parti victorieux aux élections allait parfois jusqu'a 40% dans les sondages précédents.

A la seconde question concernant le Premier ministre le plus compétent, M. Papandreou, qui n'a pas encore été élu président du PASOK puisque le vote du parti socialiste est fixé le 8 février, devance le président de Nea Dimokratia, Costas Karamanlis, de 4,4% selon les réponses de Metron Analysis (44,6% contre 40,2%), alors qu'au contraire MRB chiffre à 1,7% l'avance du chef du principal parti de l'opposition sur son adversaire (33,2% contre 31,5%).

Par ailleurs, Metron Analysis présente une question sur le meilleur gouvernement qui fait apparaître une égalité d'opinion pour les deux partis (39,5%).

Selon Metron Analysis, 62,5% des personnes interrogés se disent d'accord sur le choix de M. Papandreou à la présidence du PASOK, 20,2% seulement étant en désaccord, tandis que 73,1% considère que le choix de M. Papandreou renforcera les voix du parti aux élections, contre 8,7% qui estiment le contraire. A la question sur ce que doit faire M. Papandreou entre temps pour assurer la victoire du PASOK, 48,6% considèrent la nécessité "de changer totalement la politique" et 36,8% "qu'il faut continuer la politique de M. Simitis avec certaines modifications".

Concernant le bilan des deux mandats de M. Simitis, 47,6% le juge positif contre 33,9%, alors qu'interrogés sur le "pourquoi" de ce changement à la tête du PASOK, 48,8% des personnes estiment qu'il s'agissait de gagner les élections une nouvelle fois mais 35,1% estiment que c'est "pour que M. Simitis ne soit pas désigné responsable de l'échec du PASOK".

Dans le sondage MRB, 74,3% jugent "positifs" les changements intervenus au PASOK, 49,5% approuve la démission de M. Simitis, 34,8% se disent contre ; enfin a propos du rôle à l'avenir de M. Simitis, 63,7% estiment qu'il sera "précieux voire déterminant".

i-GR/ANA

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