Rémission de l'épidémie de la myocardite. Les mesures exceptionnelles suspendues.

Le ministre de la Santé, M. Alekos Papadopoulos, a annoncé ce vendredi midi que les mesures exceptionnelles prises cette semaine pour limiter la propagation de l'épidémie de la myocardite seront suspendues à partir de lundi prochain.

Au Ministère de la Santé et de la Prévoyance, la décision a été prise après le constat que le nombre des nouveaux cas est à la baisse. Après, les 7 cas déclarés mercredi, 5 nouveau cas avaient été référencés hier (deux à Thessalonique, un à Kavala (Thrace), un à Giannitsa (Macédoine centrale) et un à Chalcidique. Selon le ministre de la Santé, seuls deux cas seraient portés à sa connaissance aujourd'hui. Les deux nouveaux cas, concernent la ville de Larissa, Thessalie, et la ville de Patras, Péloponnèse.

Les premiers cas de l'épidémie se sont déclarés le 18 avril. Une quarantaine de personnes ont été atteintes par la maladie, dont trois décédées depuis. La maladie est reconnue par ses symptômes: maux de la poitrine, difficulté respiratoire, tachycardie, maux de tête et fièvre.

M. Papadopoulos a également précisé qu'aucun pays n'avait publié des instructions particulières aux voyageurs en rapport à l'épidémie qui s'est déclarée en Grèce. Le ministre faisait allusion aux informations selon lesquelles une information avait été distribuée par l'Allemagne. Le Secrétariat Général au Tourisme au Ministère du Développement avait déjà précisé la veille qu'aucune information n'avait été éditée à l'intention des voyageurs tout en admettant que le ministère allemand avait diffusé une recommandation aux voyageurs se rendant en Grèce. Des instructions ont été envoyées aux Offices Helléniques du Tourisme (EOT) à l'étranger pour informer les marchés du caractère provisoire de problème.

De son côté l'Organisation Mondiale de la Santé a précisé dans un communiqué qu'après avoir été informée de la situation, aucune restriction spéciale n'est recommandée en ce qui concerne les voyageurs ou les échanges commerciaux. Selon, les informations du ministère grec reçues à l'OMC, l'agent infectieux appartiendrait à la famille de entérovirus.

Trois laboratoires universitaires ainsi que la section hellénique de l'Institut Pasteur participent aux recherches engagées pour identifier la nature du virus, mais les résultats n'ont pas encore été communiqués.

L'ampleur des mesures prises mercredi dernier, après une première phase où les spécialistes ont voulu minimiser le caractère épidémique de la maladie, ont provoqué un début de panique parmi la population.

Toutes les écoles de la maternelle au supérieur avaient été fermées jusqu'à nouvel ordre. A Chypre, où les écoliers ont l'habitude de faire un voyage de fin d'année en Grèce, le ministre de la Santé chypriote Frixos Savvidis a préféré demander le report de ces voyages. La Serbie a annulé quant à elle les excursions des écoles en Grèce, tandis que le ministère italien des Affaires étrangères a rassuré les voyageurs et les parents d'élèves se rendant en Grèce ou s'y trouvant déjà qu'il n'y avait aucun risque. La Bulgarie où la presse nationale a donné un large écho sur la situation en Grèce a demandé officiellement des précisions au gouvernement grec.

L'inquiétude avait été aussi grande chez les hôteliers qui commençaient à recevoir des annulations de voyage, alors que débutent la semaine prochaine les vacances de Pâques en Grèce. Une semaine où les déplacements et les occasions de tassement dans les lieux fermés vont se multiplier, des nombreux grecs rentrant dans leurs villes d'origine pour célébrer la Pâque orthodoxe qui cette année donnera lieu à une semaine exceptionnelle puisqu'elle suit le jour férié du 1er mai. Il convient donc de rester vigilant malgré l'assouplissement des mesures. Le ministre l'a rappelé ce matin, l'hygiène personnelle doit être tenue de façon scolastique, notamment en se lavant les mains et les produits frais.

Même si le nombre des cas diminue, la localisation des nouveaux cas dans des régions qui avaient été épargnées jusqu'ici, suscite interrogation, d'autant que le site Internet du Centre de surveillance des maladies infectieuses (KEEL) qui depuis la reconnaissance du caractère épidémique de la maladie, était mis à jour avant même que les communiqués du ministre n'apparaissent sur le site du ministère de la Santé, reste aujourd'hui bien silencieux, ne détaillant ni les 5 cas du 25 avril, ni les deux nouveaux du 26.

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