Les revenus des hommes politiques grecs


Costas Karamanlis, le plus fortuné des chefs de parti

Quelle est la fortune de Costas Karamanlis, le leader de Nea Dimokratia, principal parti de l'opposition conservatrice ? Combien le Premier ministre socialiste, Costas Simitis, a vendu sa BMW ? En cette période de déclaration d'impôts, les feuilles des hommes politiques grecs révèlent que pour faire de la politique mieux vaut avoir un compte bancaire bien garni.

De ce jeu du "pothen esheis", traduisez "d'où vient votre argent", Karamanlis ressort le plus fortuné des chefs de parti. La valorisation de ses actions et sicav s'élève à 61 millions de drachmes (176.082 euros), tandis que son revenu annuel se situe dans les mêmes eaux. De quoi s'offrir un nouvel appartement à Thessalonique d'une valeur de 9 millions de drachmes (26.400 euros) et enrichir un patrimoine immobilier déjà constitué d'appartements, de terrains constructibles et champs agricoles.

Le Premier ministre Costas Simitis suit de très près avec un revenu de 50,9 millions de drachmes (149400 euros) et des dépôts s'élevant à 27,7 millions de drachmes (81.300 euros). Mais il semblerait que Daphné, sa femme, soit plus riche que lui avec des honorables placements immobiliers (trois appartements qui s'ajoutent aux 4 de son époux, des terrains et des champs d'une superficie totale de 7500m2 plus quelques actions en Bourse). Le Premier ministre, lui, s'est contenté de troquer sa vielle BMW contre 3,7 millions de drachmes (10900 euros). Pas mal, elle devait être bien entretenue.

Chez les autres leaders, on apprend à mieux gérer son argent en fréquentant les intellos gauchisants que chez les ouvriers. Nikos Constantopoulos du "Cartel" [Synaspismos] dépasse largement la patronne du Parti Communiste, Aleka Papariga : lui il encaisse 32,5 millions de drachmes (95.400 euros) de revenu annuel, tandis que la pauvre Aleka doit reverser toute sa rente de député à la caisse du parti.

La nomination du meilleur jongleur financier du monde politique grec revient au député de Nea Dimokratia, Panagiotis Kammenos. Il ne faut pas se fier aux consonances de son nom qui signifie "brûlé", M. Kammenos, malgré un boursicotage de l'ordre de 9,5 milliards (27,9 millions d'euros) à crédit ! il s'en sort largement gagnant puisqu'il lui restera quand même 134 millions de drachmes (393.000 euros). Mais comptablement… perdant de 105 millions de drachmes (308.000 euros). Mais ne vous faites pas plus de souci que lui ; il aura eu quand même un revenu de 70 millions de drachmes, plus 42 millions de sa femme, plus 41 millions de dons de son père.

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