La base aérienne d’Akrotiri, base britannique à Chypre, le 24 mars 2026.
Le rapprochement militaire entre la Grèce et l’État hébreu, marqué par de nouveaux accords d’armement et de coopération, suscite la colère de la Turquie.
Le conflit en Iran et au Liban n’en finit pas de provoquer des tensions dans la région et au-delà. Ainsi, Ankara et Athènes se sont livrés, ces dernières heures, chacun à sa manière, à une surenchère verbale au sujet de la militarisation de la Méditerranée orientale, au point que la relative accalmie observée depuis 2023 entre les deux voisins apparaît aujourd’hui des plus fragiles. En jeu, la défense de l’île de Chypre – divisée entre la République de Chypre grecque, membre de l’Union européenne, et la République turque autoproclamée de Chypre du Nord – et le rapprochement stratégique opéré par la Grèce et Israël.
L’ire turque semble être directement liée à la signature d’un accord entre Israël et la Grèce, le 6 avril, de près de 656 millions d’euros pour la fourniture de systèmes de lance-roquettes de précision PULS. Développés par la société israélienne Elbit Systems, ces engins, qui ont une capacité de frappe pouvant atteindre 300 kilomètres, doivent être installés sur plusieurs îles grecques de la mer Egée, dont Ankara réclame la démilitarisation depuis des années.