Le président turc a prôné, mardi, une solution à deux États pour Chypre. Les États-Unis ont fermement rejeté, mercredi, cette idée, préférant un processus mené par les Chypriotes.
La volonté de la Turquie de pousser une solution à deux États pour Chypre et de rouvrir la ville fantôme de Varosha a continué de susciter mercredi une levée de boucliers internationaux, les États-Unis plaidant pour une «réponse ferme» de l'ONU.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé mardi lors d'une visite à Chypre-Nord que les efforts des Nations unies pour trouver une solution à la division de l'île méditerranéenne avaient échoué, et qu'il devait y avoir «deux peuples et deux États».
Depuis son invasion par l’armée turque en 1974 en réaction à un coup d’État de nationalistes chypriotes-grecs qui souhaitaient la rattacher à la Grèce, l’île est divisée entre la République de Chypre -- membre de l’Union européenne -- qui exerce son autorité au sud, et la République turque de Chypre-Nord (RTCN) autoproclamée en 1983, uniquement reconnue par Ankara. Les négociations sont au point mort depuis 2017. En avril, une tentative de relance des pourparlers organisée par l’ONU, qui surveille une zone tampon entre les deux parties de l’île, s’est soldée par un échec.
Varosha
La numéro trois de la diplomatie…