Carnet de voyage en Crète, solaire et métissée

Le vieux port de La Canée. Sa grande digue et ses arsenaux furent érigés au XIIIe siècle par les Vénitiens, qui venaient de s'emparer de l'île. Laurent Fabre / Le Figaro Magazine

Le vieux port de La Canée. Sa grande digue et ses arsenaux furent érigés au XIIIe siècle par les Vénitiens, qui venaient de s'emparer de l'île. Laurent Fabre / Le Figaro Magazine

Plus qu'une île, une chaîne de montagnes émergeant de la mer : telle est la première impression que donne la Crète tant ses monts majestueux, poudrés de neige six mois par an, attirent le regard lorsqu'on l'approche par avion ou par bateau. L'île, qui s'étire tel un long peigne entre l'Égée et la mer de Libye, est plus proche de l'Afrique que d'Athènes. Sa position stratégique au cœur de la Méditerranée en a fait de tout temps une escale convoitée : que ce soit pour les galères vénitiennes, qui orchestraient le commerce levantin entre l'Orient et l'Occident, pour les marines anglaise ou italienne, qui veillaient sur le canal de Suez ou le Proche-Orient, ou aujourd'hui pour les porte-avions américains, l'Otan ayant une base majeure dans la baie de Souda, à une douzaine de kilomètres de La Canée, la deuxième ville crétoise.

La Canée, Chania ou Hania en grec, Kydonia dans l'Antiquité, est sans conteste

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