Entre la Grèce et la Turquie, dangereuse escalade en Méditerranée

Lundi, le gouvernement turc a envoyé son navire sismique Oruç Reis, escorté de plusieurs bâtiments militaires, dans une zone située entre Chypre, les îles de Crète et au large de la ville turque d'Antalya.

Lundi, le gouvernement turc a envoyé son navire sismique Oruç Reis, escorté de plusieurs bâtiments militaires, dans une zone située entre Chypre, les îles de Crète et au large de la ville turque d'Antalya.

Les eaux turquoise de la Méditerranée orientale s'assombrissent chaque jour un peu plus ces 48 dernières heures. Lundi, le gouvernement turc a envoyé son navire sismique Oruç Reis, escorté de plusieurs bâtiments militaires, dans une zone située entre Chypre, les îles de Crète et au large de la ville turque d'Antalya. La Grèce a immédiatement réagi en mettant son armée en état d'alerte et en dépêchant sa marine et des avions dans la zone.

Située à 3 kilomètres de la Turquie, mais à plus de 550 kilomètres de la Grèce continentale, l'île grecque de Kastellórizo concentre les désaccords. Pour Athènes, les eaux alentour font partie de sa zone économique exclusive. Pas pour la Turquie, qui conteste les traités de Lausanne (1923) et de Paris (1947) définissant les frontières entre les deux pays et y voit une interprétation abusive.

«Le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, affiche désormais clairement ses visées expansionnistes», estime Angelos Syrigos. Pour ce député de Nouvelle Démocratie (ND, droite conservatrice, majoritaire) et professeur de droit international à l'université Panteion d'Athènes, Erdogan, qui doit affronter une crise économique et sociale...

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