En Grèce, un projet de loi « pour la croissance » hérisse syndicats et ONG

Restriction du droit de grève, suppression de conventions collectives, développement des explorations pétrolières… le « grand projet de loi pour la croissance » du premier ministre conservateur, Kyriakos Mitsotakis, a déjà provoqué deux jours de grève générale fin septembre et début octobre. Ce texte, qui sera soumis au vote du Parlement d'ici mi-octobre, prévoit aussi de faciliter les privatisations et vise à attirer davantage les investisseurs étrangers. Toutes ces mesures sont censées stimuler l'économie et permettre au pays d'afficher une progression de 2,8 % de son PIB en 2020.

Pour la Confédération générale grecque du travail, principal syndicat du privé, « ces mesures restreignent la liberté d'action syndicale et permettent aux employeurs et à l'Etat de passer outre les droits des travailleurs ». « C'est un retour aux politiques d'austérité. Les conventions collectives vont être supprimées et les licenciements facilités », dénonce le parti d'opposition de gauche Syriza.

Les organisations de défense de la nature soulignent, eux, une mesure qui prévoit de délivrer plus rapidement les permis de construire aux investisseurs sans étude...

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