L'Europe doit aider Tsipras à modérer sa politique

Au lendemain de la victoire de Syriza, dans les rues d'Athènes.

Au lendemain de la victoire de Syriza, dans les rues d'Athènes.

Avec la victoire électorale de Syriza, le 25 janvier, et la formation, deux jours après, d'un gouvernement largement dominé par lui, c'en est fini de la gauche grecque, telle que nous la connaissions jusqu'à aujourd'hui.

L'accession de Syriza à un pouvoir gouvernemental quasi monopolistique (délimité par le jeu de la démocratie parlementaire) marque la fin de la longue période de l'« alternance de régime », qui a débuté en Grèce, en 1974, avec la chute du régime dictatorial militaire, lui-même héritier du régime oppressif de la démocratie parlementaire « couronnée », stabilisé après la défaite de la gauche communiste à l'issue de la sanglante guerre civile des années 1946-1949. Il est légitime qu'on qualifie les « quarante glorieuses » de l'alternance de régime comme une période de surenchère à gauche.

Au cours de celles-ci, les hommes politiques, voire les citoyens ordinaires, appartenant à la gauche ou au centre, si ce n'est à la droite, se sont tous sentis obligés d'adhérer à des approches « progressistes » ou « sensibles au social », même si de pareilles prises de position relevaient du non-sens, même si elles étaient, d'évidence, préjudiciables à l'intérêt...

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