Syriza ou la boîte de Pandore

La joute qui oppose Athènes à Berlin laisse entrevoir ce que deviendrait une Europe qui emprunterait sans réfléchir le chemin de la déconstruction.

La joute qui oppose Athènes à Berlin laisse entrevoir ce que deviendrait une Europe qui emprunterait sans réfléchir le chemin de la déconstruction.

Par ces temps d'europhobie galopante, un des meilleurs arguments en faveur de l'Europe réside, en dépit du triste spectacle qu'elle offre, dans l'escalade verbale continue à laquelle on assiste entre l'Allemagne et la Grèce. La joute, de plus en plus vive, qui oppose Athènes à Berlin laisse entrevoir ce que deviendrait une Europe qui emprunterait sans réfléchir le chemin de la déconstruction.  

Depuis des années, l'élite contestataire grecque agite l'idée que la grande faute allemande, lors de la Seconde Guerre mondiale, devrait contraindre Berlin à faire preuve d'une profonde indulgence à l'égard de la dette grecque. 

>> Notre dossier complet sur la Grèce et les défis de Syriza 

A dire vrai, l'occupation de la péninsule hellénique, d'avril 1941 à octobre 1944, s'est illustrée par un cortège d'horreurs et de destructions que le peuple grec ne peut oublier. Outre les nombreux massacres perpétrés par la Wehrmacht (600 000 morts dus à la guerre, soit 8% de la population totale de la Grèce, 70 000 exécutions sommaires, un pays ravagé et...

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