La Grèce réclame toujours une renégociation de sa dette

Le ministre grec de l'économie Yanis Varoufakis, à Bruxelles, le 20 février.

Le ministre grec de l'économie Yanis Varoufakis, à Bruxelles, le 20 février.

Quatre jours après le compromis trouvé le 24 février avec ses partenaires européens pour poursuivre leur assistance financière en échange de la poursuite des réformes, le gouvernement grec veut convaincre qu'il n'a pas renoncé à ses promesses de campagne. Dans une interview à l'agence Associated Press (AP), le ministre des finances Yanis Varoufakis a indiqué qu'Athènes allait engager une négociation de sa dette auprès de ses créanciers, pour alléger le poids de l'austérité. « Il serait excellent que nous puissions nous mettre d'accord avec nos partenaires pour adoucir les difficultés de trésorerie des prochains mois, pour le bénéfice de tout le monde », déclare-t-il.

PRIORITÉ AU FMI

M. Varoufakis assure d'abord que la Grèce ne « sera pas le premier pays à faillir dans ses obligations envers le Fonds monétaire international », précisant que le remboursement de 1,5 milliard d'euros au FMI prévu pour mars sera érigé en priorité.

En revanche, il estime que les 6,7 milliards d'euros dus à la Banque centrale européenne (BCE) d'ici l'été relèvent d'une « autre catégorie », évoquant la possibilité de renégocier cette...

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