Comment la zone euro a évité une confrontation avec la Grèce

En contrepartie d'une prolongation de quatre mois, Athènes devra présenter une liste de réformes et s'engager à ne pas prendre d'actions unilatérales qui affecteront son budget.

En contrepartie d'une prolongation de quatre mois, Athènes devra présenter une liste de réformes et s'engager à ne pas prendre d'actions unilatérales qui affecteront son budget.

Il aura donc fallu un drame en trois actes, trois Eurogroupes, pour accoucher d'un compromis entre la Grèce et l'Eurozone, et éviter le scénario du pire, celui d'un « grexit ». Athènes a finalement obtenu une extension de quatre mois du programme d'assistance financière dont elle bénéficie depuis 2012, qui arrivait à échéance le 28 février. Mais au prix de concessions importantes pour le nouveau gouvernement Tsipras, qui avait promis aux Grecs « la fin de l'austérité ».

« Cette soirée était un moment important dans le processus de négociation avec Athènes, pour regagner la confiance. L'issue est vraiment positive », s'est félicité Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, qui a beaucoup travaillé en coulisses pour éviter un « clash » entre les Grecs et les Allemands, alors que les relations entre les ministres des finances Yanis Varoufakis et Wolfgang Schäuble s'étaient nettement détériorées ces derniers jours.

« Créer la confiance, c'est ce qu'on essayait de faire ces trois dernières semaines, on commence à y arriver », a ajouté le commissaire à l'économie Pierre Moscovici. « Cela a été laborieux, mais constructif »,...

Explorez...

Ajouter un commentaire