La Grèce prête à faire un pas vers ses créanciers

Le premier ministre grec Alexis Tsipras. Crédits photo : Thanassis Stavrakis/AP

Le premier ministre grec Alexis Tsipras. Crédits photo : Thanassis Stavrakis/AP

La Grèce, menacée de banqueroute, fait discrètement circuler depuis mercredi une demande de rallonge financière à ses partenaires européens. Pourtant, la requête officielle du gouvernement Tsipras se fait encore attendre: plusieurs pays dont l'Allemagne, première créancière, refusent des crédits supplémentaires sans poursuite des réformes arrêtées lors des plans de secours de 2010 et 2012.

Les ministres des Finances de la monnaie commune ont donné à Athènes jusqu'à vendredi pour coucher sa demande dans les formes, en vue d'une extension du programme d'aide en vigueur depuis 2012. Le nouveau gouvernement veut décrocher de toute urgence quelque 7 milliards de crédit, suspendus depuis la fin de l'année dernière. Depuis la victoire électorale de Syriza, le 25 janvier, les mots «extension» ou «prolongation» du programme d'aide conditionné à des réformes imposées par les bailleurs étaient proscrits du vocabulaire des députés de la gauche radicale. Pas question pour Alexis Tsipras de revenir si vite sur ses promesses de campagne assurant la fin de l'austérité et de la tutelle budgétaire. En se résolvant finalement à demander cette «extension» taboue, Yanis Varoufakis cherche...

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