Restructurer la dette grecque pour changer l'Europe

TRIBUNE

La victoire de Syriza inaugure un changement d'ère en Europe (1). Le nouveau gouvernement grec a été élu pour tourner le dos à l'austérité, aux privatisations et à la course au moins-disant social au nom de la compétitivité. Ses premières décisions montrent qu'il est déterminé à respecter le mandat démocratique qui lui a été confié.

Cette nouvelle donne a été accueillie pour le moins fraîchement dans les capitales européennes. Le bras de fer qui s'engage se focalise sur un point crucial : le sort de la dette grecque. Tout le monde sait qu'elle est insoutenable. Le nouveau pouvoir à Athènes entend prendre acte de cette situation dont il hérite et procéder à une annulation partielle de cette dette afin de mettre en ?uvre son programme de rupture avec le néolibéralisme. Les autres Etats de l'Union européenne et la Commission qui en détiennent les deux tiers opposent à l'unisson un refus catégorique à cette exigence de restructuration. Tout au plus se déclarent-ils prêts à procéder à un rééchelonnement dans le temps. Mais cette concession, par ailleurs inévitable, n'est consentie qu'à la condition expresse que le gouvernement dirigé par Aléxis Tsípras,...

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