La Grèce qualifiée pour la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud

Une équipe, un roi : Otto Rehhagel porté au… ciel par ses joueurs.
La Grèce sera de la partie en Afrique du Sud, pour disputer la deuxième Coupe du Monde de son histoire, en allant décrocher mercredi soir sa qualification à Donetsk en match barrage des poules européennes contre l'Ukraine, grâce à une victoire par un but à zéro (Salpingidis à la 31').
Les internationaux grecs ont écrit une nouvelle page en lettres d'or le 18 novembre en battant l'Ukraine sur son terrain 1-0 et en obtenant ainsi la qualification la tête haute pour l'Afrique du Sud. Les deux équipes s'étaient séparées au match aller à Athènes sur un résultat nul (0-0).
Le coup de sifflet de fin du match a été en même temps le signal de départ pour que la joie des joueurs grecs éclate sur la pelouse du Donbass Arena où l'ambiance dans le camp grec n'était pas sans rappeler celle des stades du Portugal d'où la Grèce était repartie avec la Coupe d'Europe 2004.
Pourtant, le match n'était pas gagné d'avance. Les Ukrainiens entraient dans le stade avec l'avantage d'un match aller 0-0 à Athènes. Mais malgré un bon nombre d'occasions, ils ne sont jamais à déjouer l'attention du gardien Alexandros Tzorvas.
L'entrée en jeu de l'équipe d'Otto Rehhagel était certes laborieuse mais ses joueurs trouvent progressivement leur marques au fur et à mesure que les locaux abandonnent du terrain jusqu'à ce que le butteur du Panathinaïkos Dimitris Salpigidis à la 31' envoie un tir à ras le sol qui finira dans les filets ukrainiens. Dans la contre-attaque Shevchenko manque de peu à offrir l'égalisation, synonyme de qualification, aux Ukrainiens. Après la pause, les Grecs résistent à tous les assauts des Ukrainiens et préservent leur précieux score jusqu'à la fin du match.
Ce sera ainsi la deuxième participation grecque en phase finale de Coupe du Monde, après celle en 1994.
Dans l'avion du retour à Athènes la fête était de mise avec le champagne à couler comme il se doit et une… tarte, surprise réservé par l'équipe à leur entraîneur Otto pour son 100e match avec l'équipe de Grèce. La nuit s'est terminée avec… le lever du jour aux bouzoukia sur l'avenue côtière du Pirée.
Dans leurs déclarations, joueurs et responsables de l'équipe, soulignaient tous l'esprit d'équipe qui soude la Nationale de Grèce et appelaient les supporteurs à les soutenir jusqu'au bout. Caractéristique est la déclaration de Vangelis Moras qui bien que blessé est resté jusqu'au bout du match : "Je devais rester sur le terrain. Il n'y avait pas d'autre choix. Avant le départ, on s'était dit que si, tous les gars, nous restions unis et que nous donnions toutes nos forces nous y arriverions. Et nous avons réussi".
"Les joueurs ont été récompensés pour leur passion et pour leur jeu", a dit de son côté l'artisan de la victoire et stratège de l'équipe, Otto Rehhagel, pensant sans doute aussi à sa propre récompense avec l'amour retrouvé de l'équipe et du public, après une période où il avait été la cible privilégiée des critiques.
Le premier télégramme de félicitations est venu du Président de la République Carolos Papoulias.
i-GR



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