Plus de 200 interpellations à Athènes après le défilé pour le 36e anniversaire du soulèvement du Polytechnique

Pour le ministre de la Protection du Citoyen, la présence de la police était discrète mais difficile de camoufler les 6.000 policiers déployés dans les rues d'Athènes.
Des nombreux incidents ont éclaté conduisant à plus de 200 arrestations à la fin de la traditionnelle marche vers l'ambassade des Etats-Unis qui clôture les manifestations commémorant le soulèvement étudiant contre la junte des colonels en novembre 1973.
Le défilé, avec à sa tête le drapeau ensanglanté du soulèvement des étudiants il y a 36 ans, est arrivé devant l'ambassade américaine tard dans l'après-midi, où les étudiants ont chanté l'hymne national.
Se sont succédés par la suite la Fédération des résistants exilés-emprisonnés 1967-1974, les associations d'étudiants, les groupes de la gauche extra-parlementaire et des anarchistes-autonomes, pour enfin fermer la marche des associations de jeunesses, les partis politiques et syndicats.
La marche s'est déroulée en règle générale pacifiquement, excepté de légers incidents isolés, les manifestants impressionnants par leur nombre scandant des slogans anti-impérialistes, dont nombreux contre l'OTAN et l'UE.
Quelque 6.000 policiers ont été mobilisés pour assurer l'ordre public en ce 3e jour de manifestations, les instructions étant d'avoir une présence discrète, comme il avait été convenu entre les autorités rectorales et le ministère de la Protection du Citoyen.
Par contre, des incidents ont éclaté après la fin de la marche, alors que les manifestants se dispersaient, lorsque des groupes de jeunes s'en sont pris avec des jets de pierres contre des forces anti-émeutes de la police, principalement tout le long de l'avenue Alexandras, proche de l'ambassade américaine, au début de laquelle se trouve aussi le QG de la Police hellénique.
Des incidents similaires ont eu lieu à Thessalonique et Patras.
Le ministre de la Protection du Citoyen (ex-Ordre public), Michalis Chrisochoïdis, a parlé de "dangereux mélange de criminalité" où "crime organisé, drogue et attaques de banques font bon ménage avec le terrorisme", le tout comme résultat de la "tolérance des dernières années", oubliant que son parti, le PASOK, il y a deux mois avant son arrivée au pouvoir, reprochait à la droite, alors au gouvernement, sa politique policière et répressive !
i-GR/ANA-MPA



Vos commentaires