Editorial
Merkel et Sarkozy sauvent Papandréou de son suicide politique et entraînent les Grecs aux enfers
Les Etats sont aux abois, les banques saisies d'effroi. Les premiers pour remplir les caisses publiques vides, les seconds pour préserver leurs coffres privés pleins. Raison de ce réveil : la dérive grecque. Pour les Etats, c'est, enfin, l'heure de la responsabilité ; pour les banques est venu le temps d'assumer, aussi, les risques de leur métier. Les uns et les autres ont cependant décidé – pour éviter la charge de cette responsabilité – de soutenir jusqu'au bout l'homme le plus irresponsable qui ait jamais accéder au pouvoir en Grèce : Georges Papandréou.
Editorial
La crise grecque : au commencement étaient les promesses
Parmi mes hobbies, la lecture de la une des quotidiens grecs me permet de prendre la température du climat politique du pays. C'est un journal hors du temps, étranger aux titres racoleurs, qui a retenu mon attention cette semaine, Estia. Plus que centenaire, ce quotidien peut se prévaloir du titre du plus ancien journal hellénique, publié quasiment sans interruption depuis 1876 !
Editorial
Le roi Otto et la reine Angela
Nous, les Grecs, nous avions déjà le roi Otto - Otto Rehaggel -, l'entraîneur allemand de l'équipe nationale grecque de football et artisan de la conquête de l'Euro 2004, faisant d'une équipe, insignifiante jusque-là sur le plan international, le champion d'Europe ; depuis que la crise de confiance internationale envers le gouvernement socialiste de Georges Papandréou a éclaté, nous avons hérité d’une reine, Angela Merkel, qui dicte sa loi à la politique économique de la Grèce.
Editorial
Ça suffit !
La Grèce en faillite ! Allons, donc ! Un effet de la spéculation qui se dissiperait une fois que les spéculateurs auront empoché leurs bénéfices ? Une vraie situation déficitaire insurmontable, résultat d'années d'erreurs dans la gestion du pays ? Un jeu du Grand Satan, de l'Union européenne, du Capital que seule la grâce de Dieu ou la révolte du prolétariat pourrait stopper ? Crise de confiance ? Envers qui ? Papandréou ? La Grèce ? L'Euro ?
Editorial
Et si ce n'était pas vrai !
La Grèce se retrouve de nouveau au centre de l'attention des médias : non pas grâce à une victoire sportive ou à une heureuse surprise au concours de l'Eurovision, mais à cause de l'exploit inouï qu'elle est en passe de réussir, une fois le spectacle terminé : être le premier Etat de l'Histoire contemporaine à se déclarer en faillite ! Et, si ce n'était pas vrai ?
Editorial
La grâce de l'esprit olympique sur la politique grecque
A la veille des élections d'octobre dernier, nous publiions un éditorial intitulé "Dépôt de bilan" où nous dénoncions la prise en otage des électeurs grecs dans un jeu purement électoraliste de maintien au pouvoir ; mais, si nous sommes toujours prompts à pointer du doigt les travers de la démocratie "à la grecque", nous n'allons pas nous priver de souligner aussi ses qualités uniques qui devraient faire méditer dans la région et bien au-delà.
Elections
Dépôt de bilan !
Dans quelques jours, les Grecs sont appelés aux urnes pour élire un nouveau gouvernement, une élection anticipée où la tactique politicienne est portée à son paroxysme, non pas tant par un débat d'idées que par l'antagonisme des héritiers de deux familles historiques de la politique hellène qui y jouent leur destin ; une tragédie aux dépens de la démocratie !
Editorial
Emeutes d'Athènes : entre l'hooliganisme politique et le complot insurrectionnel
Dans La Foule délinquante, publié à Turin en 1891, puis, l'année suivante en France, sous le titre de La foule criminelle, l'italien Scipio Sighele expliquait les émeutes, qui secouaient alors le Nord de l'Italie, par le pouvoir de suggestion des meneurs ; "non, c'est par désir d'être aimé des autres que l'individu se laisse suggestionner", répondra Freud, quarante ans plus tard… Jusqu'où ces analyses qui, à l'époque, portaient sur la plèbe, valent-elles, aujourd'hui, pour les gosses de bonne famille qui, début décembre 2008, ont mis Athènes à sac?
International
Une Union pour la Méditerranée sans la Grèce ?
C'est par un mix des arguments français et des amendements de l'UE que le premier ministre, Costas Caramanlis, a tenté de se raccrocher au train en marche lancé par Nicolas Sarkozy pour la création d'une Union pour la Méditerranée, que le président français a présenté cette semaine au Conseil européen.
Lettres
Kazantzakis le maudit
Profondément religieux et blasphémateur, résolument nationaliste et, en même temps, internationaliste, homme d'affaires et de pouvoir mais aussi communiste et rebelle, son humanisme est à la hauteur de sa fascination pour le surhomme. Ce pourraient être là des contradictions insurmontables pour beaucoup d'entre nous. Il n'en est rien pour celui qui, disparu un même octobre il y a cinquante ans, repose depuis sous une plaque qui porte pour épitaphe sa phrase la plus célèbre, et postmoderne avant l'heure : "Je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre". Je veux parler de Nikos Kazantzakis.
Elections
Tout va bien, merci !
Il n'y aurait pas eu les incendies de la fin août avec les conséquences dramatiques qui ont fait la Une de tous les journaux de la planète, les élections législatives qui se sont déroulées la semaine dernière pour désigner le nouveau parlement et gouvernement grec auraient été d'une banalité des plus ennuyeuses qu'on ait eu ces dernières années. Pas d'enjeu (il s'agissait de reconduire le gouvernement qui annonçait poursuivre la politique du premier mandat) et pas de suspense (malgré son optimisme opiniâtre, l'opposition socialiste partait perdante). Cela n'a pas empêché nos confrères de Libération de titrer au lendemain des élections sur "Les travaux d'Hercule" qui attendraient le nouveau gouvernement grec puis de dresser un tableau des plus sombres de la Grèce. Réalité, spéculation ou emportement journalistique ?
Elections
Caramanlis contre Caramanlis, Papandreou contre Papandreou
Toute la classe politique grecque est ravie d'être repartie en campagne. Les politiciens ont la politique dans leur sang et ce dernier, bouillonnant, seule une campagne permet de le réveiller. Les élections c'est comme une cure à l'ozone. Les seuls à s'ennuyer finalement ce sont les Grecs, le peuple. Ouvriers, agriculteurs ou entrepreneurs, ils bataillent dur pour gagner leur pain quotidien et la distraction électorale qu'on leur propose, tombe au mauvais moment. Car, plus que jamais, pour s'en sortir, ils savent qu'ils doivent compter sur eux-mêmes.
Elections
Polémique électorale sur fond d'incendies : Caramanlis dans le piège d'Aznar, Papandreou sur l'orbite Zapatero
Malgré les incendies qui continuent pour la 5e journée consécutive de ravager la Grèce, le gouvernement a décidé de maintenir la tenue des élections législatives anticipées prévues le 16 septembre. Déjà les incendies de juin et juillet constituaient le fond de la campagne, mais l'intensité des derniers jours et le nombre élevé de morts risquent de mettre à mal les certitudes du premier ministre Costas Caramanlis quand à sa réélection alors que son principal concurrent, le socialiste Giorgos Papandreou, a trouvé une fenêtre médiatique inespérée, jouant déjà au premier ministre et visitant, en direct sur les écrans tv, chaque champ brûlée. La presse athénienne, majoritairement au centre gauche, photos de la population en détresse à l'appui, fait le reste.
Union Européenne
Caramanlis-Bakoyannis à Paris : une visite pour rien. Entretien tendu avec Sarkozy
Le premier ministre, Costas Caramanlis, arrivé dimanche 29 juillet après-midi à Paris pour une rencontre le lendemain midi avec Nicolas Sarkozy, se voyait déjà poser aux côtés du médiatique président français, quand Dora Bakoyannis, son ministre des Affaires étrangères, ne bouderait pas une séance photos avec son homologue, Bernard Kouchner. Il n'en a rien été, l'Elysée a assuré le service minimum pour la réception du Premier ministre grec, qui était venu - il faut dire -, un peu, les mains vides et avec peu d'idées neuves, susceptibles de stimuler un président français avide d'action et obsédé de l'aboutissement de ses idées en matière de restructuration de l'espace européen et méditerranéen.
Editorial
Et, si c'était nous…
Quels paradoxes ! Celui qui a fait barrage à la progression du Front National, se fait traiter de danger pour la France ; les zélotes autoproclamés de la République, flirter avec les apôtres du trotskisme. Ceux que les médias ont fabriqués, s'en plaindre d'être les mal aimés des… médias ; ceux qui ont fait les médias, s'en méfier comme de la peste. Et, si c'était elle… et voilà que la machine s'emballe. Et, si c'était lui… voilà qu'on fait demi-tour ! Et si c'était nous ?
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Enfin, Angelopoulos (Théodoros) réalise son rêve : être consacré à Cannes ! Il obtient la Palme d'or du Festival pour (son film) "L'éternité et un jour".
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