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Volte-face de Papandréou sur l'oléoduc Burgas-Alexandroupolis

[infogrece] • Publié le 19 octobre 2010 à 16:24:30 UTC note 5/5
101019 burgas

L'oléoduc est censé décongestionner le détroit des Dardanelles et n'ajoute pas de risque écologique en Egée par rapport à la situation actuelle.

Hostile jusqu'à hier à l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, pour cause d'opposition aux projets de la droite et afin de donner quelques gages à la fibre écologiste de son électorat, le premier ministre, Georges Papandréou, a examiné lundi le projet de loi qui détermine les procédures d'expropriations et dédommagements des particuliers, concernés par la construction de l'oléoduc qui doit acheminer le pétrole russe par la Bulgarie et la Grèce.

Ce projet, pour lequel M. Papandréou s'est dit souhaité sincèrement le voir réalisé et informé être en communication avec la partie russe, prévoit - selon des informations - la hauteur des dédommagements, soit 25% de la valeur commerciale des biens et définit à 5m de part et d'autre du réseau l'espace exproprié.

La Russie, la Grèce et la Bulgarie ont signé en 2007 un accord intergouvernemental prévoyant la construction de l'oléoduc. En février dernier, à la veille de son premier voyage en Russie en tant que premier ministre, M. Papandréou estimait que la réalisation du projet pourrait démarrer dans six mois mais reprenait à son compte les craintes bulgares d'impact sur l'environnement.

L'oléoduc, long de 285 km, doit relier la ville de Burgas en Bulgarie (bord de la mer Noire) au port d'Alexandroupolis en Grèce (nord de la mer Egée) et aura un coût d'investissement de $750-800 millions et une capacité de transport de 35 millions de tonnes de pétrole par an. Le projet avait été reporté plusieurs fois en raison de ses difficultés juridiques et financières et par les réticences de la Bulgarie.

Maintenant que la plupart des obstacles sont résolus, Papandréou n'avait d'autre choix que de suivre le projet, un refus de la Grèce risquerait non seulement de priver le pays d'importants investissements et d'une rente future mais aussi de favoriser le projet concurrent financé par des capitaux américains et contournant la Grèce au profit de la Fyrom et de l'Albanie ou alors de laisser le monopole à la Turquie pour le transit actuel par tankers via le détroit surchargé des Dardanelles.

i-GR/ANA-MPA

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