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Guerre des nerfs à Samothrace. Un navire turc effectue des ''recherches'' en bordure des eaux grecques

[infogrece] • Publié le 02 juillet 2010 à 09:36:07 UTC note 4,5/5
samothrace

Le navire turc de recherches hydrographiques Cesme est devenu le casse-tête de l'état-major de la Défense nationale grecque depuis son entrée dans le Nord de la Egée, entre l'île de Samothrace et la région continentale de Thrace mercredi  30 juin à l'aube.

Le navire est supposé effectuer des recherches dans les eaux internationales entre l'île de Samothrace et la Thrace, une région ayant un grand intérêt pétrolifère, mais il est suivi de près par la canonnière de la Marine nationale "Polemistis, faisait-on savoir au QG de la Défense grecque.

Rappelant les précédents incidents, du navire Hora en 1976 et du Sismik en 1987, qui avaient prospecté en Egée, à l'intérieur des limites du plateau continental grec, le responsable de la Politique étrangère de la ND (opposition, droite), le député d'Athènes, Dimitris Avramopoulos, a demandé que les chefs des partis politiques soient informés sur la présence au Nord de Samothrace du navire océanographique turc, qui serait accompagné de deux navires de guerre turcs.

M. Avramopoulos a demandé que soient saisis aussi l'OTAN, les Nations unies et l'UE, pour que les événements liés ne se répètent pas.

En début de soirée mercredi, on apprenait de l'état-major général de la Marine nationale grecque que le Cesme avait regagné à 16h00 les eaux territoriales turques et avait mouillé à 16h45 dans le port de Enos (Enez en turc), mais le navire revenait dès 22h mercredi soir sur le lieu de prospection.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Grigoris Delavekouras, a souligné jeudi dans sa conférence de presse que le navire océanographique turc Cesme se trouvait hors du plateau continental de la Grèce, et qu'une démarche avait été introduite via l'ambassade de Grèce en Turquie.

Selon la Turquie, le Cesme n'effectue pas de recherches sismiques, mais hydrographiques sans procéder à des immersions fixes. Pour M. Delavekouras "ce que nous devons retenir c'est le manque de confiance entre les deux pays, [et que] indépendamment des déclarations de la Turquie qu'il ne s'agit pas de prospections sismiques, Ankara aurait dû informer la partie grecque afin, qu'en tant que pays voisin côtier, elle puisse juger si le plateau continental grec entre en jeu et si, par conséquent, il est requis le consensus de la Grèce, comme le stipule le droit de la Mer".

i-GR/ANA-MPA

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