Athènes peine à composer le gouvernement de transition

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papandreou samaras
papandreou samaras

Les deux grands partis grecs, le socialiste Pasok actuellement au pouvoir et le centriste Nea Dimokratia, peinent à accoucher la composition du nouveau gouvernement après la démission du premier ministre Georges Papandréou et son entente avec le président de Nea Dimokratia Antonis Samaras pour le soutien par les deux formations à ce gouvernement dans l'attente d'élections législatives anticipées.

Malgré l'accord historique conclu par les deux hommes dimanche soir devant le président de la République, la composition du gouvernement s'avère plus laborieuse qu'attendue.

Malgré un silence quasi absolu de la part des états-majors des deux formations politiques, le nom de l'ancien gouverneur de la banque de Grèce et ancien vice-président de la Banque centrale européenne, Loukas Papadimos, a circulé comme chef possible du prochain gouvernement. Pendant, que M. Papadimos, qui se trouvait aux Etats-Unis, était en route pour Athènes, des informations faisaient état de conditions posées par M. Papadimos sur l'étendu de ses pouvoirs et la durée de son gouvernement.

M. Papadimos aurait demandé plus de temps que l'échéance électorale de fin février 2012 pour pouvoir mener à bien les négociations avec les banques pour l'abandon de la moitié de la valeur de leurs créances prévu par les décisions du Conseil européen du 26 Octobre. Des informations, dont la source reste indéterminée, font également état d'une demande de M. Papadimos de pouvoir prendre certaines décisions sans avoir pour obstacle le Parlement.

L'agence de presse Reuters a rapporté de son côté que le Médiateur européen Nikoforos Diamantouros aurait été contacté pour prendre la tête du gouvernement, tandis que d'autres sources citent le nom du représentent de la Grèce au Fonds monétaire international (FMI), Panagiotis Roumeliotis.

Enfin, quelques points secondaires de friction entre les négociateurs des deux partis sont apparus avec Nea Dimokratia souhaitant que l'équipe actuelle du ministère des Finances reste en place pur mener à terme les dossiers en cours avec Bruxelles tandis que Antonis Samaras maintient sa demande d'un date électorale proche et d'une participation limité de cadres de la ND dans le gouvernement de transition. Dans touts les cas, des deux côtés on assure que la communication entre MM. Samaras et Papandréou est continue et que tous les efforts sont déployés pour aboutir non seulement à la formation d'un gouvernement mais aussi dans un cadre clair dans lequel ce gouvernement pourra travailler.

Malgré les pressions internationales pour accélérer la formation du nouveau gouvernement, il est probable qu'il n'y ait pas de conclusion avant mardi matin.

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