Nouveau plongeon de l'économie grecque

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Une avalanche de mauvaises statistiques a accueilli le nouveau gouvernement de Georges Papandréou deux jours après sa nomination alors que le premier ministre doit faire aujourd'hui sa rentrée politique à l'occasion de l'inauguration de la Foire internationale de Thessalonique : un PIB en baisse de 3,7% au 2e trimestre 2010, une descente aux enfers de la 83e place dans la compétitivité, une production industrielle en contraction de 8,6 points en juillet et une inflation qui n'est pas prête de s'arrêter mais qui caracole déjà à 5,6% en août.

Le PIB grec a enregistré une baisse de 3,7% le 2e trimestre 2010, attestant de la récession de l'économie nationale, alors que sur la même période le PIB de la zone euro et celui de l’UE27 étaient en hausse de 1,0%. Selon l'Autorité statistique hellénique (ELSTAT), cette baisse de 3,7% du 2e trimestre est consécutive à la baisse de 2,3% le 1er trimestre, le taux de croissance moyen se chiffrant à -3,0%.

Une récession que l'on retrouve dans le recul de la production industrielle de 8,6% en juillet par rapport au même mois de 2009, continuant ainsi sur la pente négative amorcée au deuxième semestre 2008.

Plus inquiétant, l'inflation qui prend encore 0,7% en août 2010 par rapport à juillet - et ce malgré la période des soldes - pour totaliser 5,6% en comparaison à août 2009, creusant encore plus l'écart avec la moyenne de la zone Euro qui pour août 2010 est estimée à 1,6% en recul de 0,1% par rapport à juillet.

Cela ne va pas arranger la compétitivité du pays, alors que la Grèce vient de tombe à la 83e place sur les 139 pays de l'indice de compétitivité du Forum économique mondial (WEF), contre la 71e place en 2009, reflétant une dégradation supplémentaire de l'environnement macro-économique dans le pays.

Le rapport du WEF note que la dégradation de l'environnement macro-économique combinée avec le fonctionnement "pauvre" des institutions et la faible efficacité du marché a poussé la Grèce bas dans la liste de la compétitivité mondiale, et au plus bas parmi les États de l'UE-27. La Grèce se retrouve ainsi derrière le Rwanda, l'Egypte et El Salvador, mais… peut se consoler d'être mieux classée que les Philippines, l'Algérie ou encore l'Albanie !

Pour mémoire, la Suisse est restée au sommet de la liste globale, suivie par la Suède (4e en 2009), Singapour, les États-Unis (2e en 2009) et l'Allemagne (6e place en 2009).

Maigre consolation, les exportations grecques étaient en hausse de 3% au 1er semestre 2010.

Les partenaires commerciaux traditionnels de la Grèce semblent revenir aux devants de la scène, alors que de nouveaux marchés-cibles font leur apparition, selon des données de la Fédération panhellénique des exportateurs (PSE) et du Centre de recherches et d'études à l'exportation (KEEM) concernant le cours des exportations grecques lors du 1er semestre 2010.

Selon l'analyse de la PSE et du KEEM pour le semestre janvier-juin 2010, et en glissement annuel par rapport à 2009, les exportations grecques ont augmenté en valeur de 3% (7.384 contre 7.169 millions d'euros), les importations poursuivant dans le même temps leur cours descendant, avec une nette baisse de -18,4% (20.097 contre 24.638 millions d'euros), ces deux tendances conduisant à la réduction du déficit commercial de -27,2% (12.714 contre 17.471 millions d'euros).

i-GR/ANA-MPA

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