Les Jeux olympiques d'hiver de Torino en passe de gagner leur pari écologique

jo turin

Le village olympique de Sestriere

Le Commissaire européen chargé de l'environnement, Stavros Dimas, a félicité vendredi, au cours d'une conférence de presse, les représentants du comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver de Torino (TOROC) pour leur application rigoureuse des normes et instruments communautaires concernant l'environnement tout au long des travaux des sites olympiques. Le résultat est que les XXe Jeux olympiques et paralympiques de Torino, qui se dérouleront respectivement en février et en mars, seront les premières grandes manifestations sportives véritablement écologiques jamais organisées en Europe.

Un exploit dû à une utilisation judicieuse des instruments environnementaux volontaires de l'Union européenne, notamment le système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS) et le label écologique européen.

M. Dimas était accompagné du professeur Valentino Castellani, président du TOROC, et du professeur Mercedes Bresso, présidente de la région du Piémont. La championne de ski de fond, Manuela Di Centa, qui a remporté deux médailles d'or, deux d'argent et trois de bronze aux JO d'hiver de 1992, 1994 et 1998, a également participé à cette conférence, en tant que représentante des athlètes au sein du Comité international olympique.

"Les manifestations sportives drainent un très large public, mais ont également un impact durable sur l'environnement. La manière dont les Jeux olympiques de Torino ont été préparés prouve que les organisations peuvent utiliser efficacement les instruments et orientations communautaires en matière d'environnement pour atténuer cet impact et profiter de ces grandes manifestations pour sensibiliser davantage l'opinion publique au développement durable. Puissent les organisateurs de futures manifestations sportives suivre cet exemple!", a dit M. Dimas

Le professeur Valentino Castellani, président du TOROC, a, quant à lui, déclaré: "le TOROC a collaboré dès le départ avec la Commission européenne. Nous avons considéré que les instruments environnementaux communautaires, à savoir l'EMAS et le label écologique européen, étaient les mieux adaptés pour appréhender les implications environnementales complexes des JO, et les avons donc adoptés pour atteindre nos objectifs en matière de développement durable. La Commission nous a accompagnés tout au long du processus d'organisation de ces Jeux".

Bien qu'ils ne durent que quelques semaines, des événements exceptionnels comme les Jeux olympiques nécessitent la réalisation de grands travaux sur plusieurs années (infrastructures, équipements, complexes d'hébergement...). Donnant lieu à une exploitation intensive des ressources naturelles telles que l'eau, l'air et le sol, ils peuvent laisser dans leur sillage un environnement plus ou moins dégradé.

Le TOROC a alors adopté une approche fondée sur le cycle de la vie, en tenant compte, dès le départ, des instruments et des normes communautaires actuelles en matière d'environnement, notamment en ce qui concerne la santé et la sécurité des travailleurs, du personnel et de la population locale; la gestion des déchets (générés avant les Jeux par les travaux de construction des sites, et pendant), l'utilisation rationnelle de l'énergie, la mobilité durable, la gestion de l'eau, etc.

Le village olympique principal, dont les 39 complexes pourront accueillir 2 500 athlètes, est un exemple d'architecture durable: panneaux solaires pour chauffer l'eau, surfaces vitrées orientées vers le sud pour un meilleur ensoleillement en hiver, utilisation de lampes à basse consommation et collecte des eaux de pluie pour l'arrosage des espaces verts.

Le village principal réservé aux médias devrait bientôt recevoir le label écologique européen car sa transformation en résidence universitaire après la clôture des Jeux est considérée comme un exemple possible d'utilisation durable des installations. Il répond aux critères d'attribution du label, à savoir: faible consommation d'énergie et d'eau, faible production de déchets, utilisation de techniques bio-architecturales, et utilisation de sources d'énergie renouvelables et de substances moins nocives pour l'environnement. La Commission européenne a octroyé 50 000 euros au TOROC pour promouvoir le label écologique européen dans la région.

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