Réunion ''très probable'' du Conseil des chefs des partis en Grèce sur la question du nom de la FYROM

Tandis que le Premier ministre grec, Costas Caramanlis, s'est entretenu lundi au Palais Maximou avec le ministre des Affaires étrangères, Petros Molyviatis, de la stratégie gouvernementale sur la question de la FYROM, le porte-parole du gouvernement, Theodoros Roussopoulos, a laissée ouverte l'éventualité d'une convocation du Conseil des chefs des partis politiques sur la question.

A l'issue de l'entretien avec le Premier ministre, M. Molyviatis a déclaré s'être simplement entretenu avec M. Caramanlis "de questions de politique étrangère et de la FYROM". De son côté, M. Roussopoulos s'est réservé de préciser si la double appellation [de la FYROM] est envisagée dans la recherche d'une solution mutuellement acceptable sur le nom du pays voisin, rappelant que les concertations sont actuellement en cours sous l'égide de l'ONU, alors qu'en ce qui concerne l'éventuelle réunion du Conseil des chefs de partis politiques, il a observe qu'une telle évolution est "très probable si les concertations conduites par le médiateur spécial de l'ONU pour la FYROM, Matthew Nimetz, prennent une approche différente de celle à laquelle avait abouti (précédemment) le Conseil des chefs de partis politiques".

M. Roussopoulos a encore précisé que le gouvernement informera les citoyens grecs en cas de nouvelles données dans les concertations sous l'égide de l'ONU, tandis qu'en ce qui concerne le calendrier des pourparlers à New York sous la direction de Matthew Nimetz, M. Roussopoulos a rappelé que "le gouvernement a d'ores et déjà accéléré les concertations en vue d'obtenir très prochainement une solution" puis a renvoyé à la déclaration de M. Nimetz qui le 5 novembre affirmait que "la reconnaissance par les Etats-Unis de la FYROM sous son nom constitutionnel n'influence en aucune sorte les concertations en cours". Enfin, il a indiqué que deux rencontres ont déjà eu lieu entre MM. Valinakis et Nimetz, un entretien entre M. Molyviatis et son homologue de la FYROM, Ilinka Mitreva, et une visite de travail du ministre des Affaires étrangères à Skopje.

M. Roussopoulos a ensuite commenté la triste polémique qui avait éclaté le lendemain de l'annonce américaine de reconnaissance du nom constitutionnel de la FYROM, entre lui-même et le porte-parole du PASOK au sujet des détails même pas sémantiques. M. Roussopoulos a rappelé avoir reconnu lui-même son erreur - lors du point de presse de jeudi dernier - en donnant des informations erronées au sujet des pays qui ont reconnu la FYROM sous son nom constitutionnel (citant la Russie au lieu de la Chine), et a accusé M. Athanassakis, porte-parole du PASOK, qui, après avoir donne également des informations fausses, n'a pas procédé pour sa part à un rectificatif. M. Roussopoulos a indiqué que sur les 67 pays qui ont déjà établi des relations avec la FYROM sous le nom de "République de Macédoine", 53 l'ont fait sous les gouvernements du PASOK, alors que 15 autres Etats qui n'ont pas reconnu cet Etat sous son nom constitutionnel emploient néanmoins dans le cadre de leurs relations de coopération avec la FYROM l'appellation de "République de Macédoine".

Enfin, M. Roussopoulos, n'a pas voulu commenter l'invalidation de la demande de révision de l'accord d'Ohrid par l'opposition à Skopje en raison de la très faible participation au referendum relatif organisé dimanche en FYROM.

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