Sommet de Thessalonique : les ''25'' s'accordent à mieux gérer les flux migratoires

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Le Sommet européen de la présidence grecque a commencé par un violent orage qui s'est abattu subitement vers 17h sur Thessalonique. Zeus Xenios, dieu de la foudre et de l'hospitalité a tenu à rappeler qu'il était ici le maître des lieux. L'orage a perturbé le transfert des dirigeants européens arrivant à l'aéroport ''Macédoine'' vers le complexe hôtelier de Porto Carras, ou se tient le sommet.


Arrivés par vols spéciaux à l'aéroport vers 17h, le chancelier allemand, Gerhard Schroeder, les premiers ministres britanniques, Tony Blair, et danois, Anders Fogh Rasmussen, n'ont pu être conduits par hélicoptère comme prévu à Sithonia. Le transfert se faisant alors par la route, sous forte escorte policière, les travaux du Conseil européen ont dû commencer avec un certain retard.

Premier sujet au programme du sommet, l'immigration a suscité un consensus autour des propositions de la Commission sur la nécessité de revaloriser globalement les moyens de l'UE. Les quinze Etats membres de l'UE et les dix pays adhérents sont convenus de mieux se coordonner en matière de politique d'immigration, a indiqué le Premier ministre et Président du Conseil européen, Costas Simitis. Les chefs d'Etat et de gouvernement se sont mis d'accord pour adopter des nouveaux mécanismes pour le rapatriement des immigrés clandestins et la meilleure coopération avec les pays tiers afin d'enrayer l'immigration clandestine. La proposition de la Commission prévoit en effet de débloquer une enveloppe de 140 millions sur la période 2004-2006 afin de gérer au mieux la politique de l'immigration.

"Il faut plus d'efficacité dans cette voie", a affirmé M. Simitis, lors de la conférence de presse jeudi soir à Porto Carras, a l'issue du dîner officiel au premier jour du Conseil européen.

Au plan des grandes questions internationales, également à l'examen hier soir, le Conseil européen a décidé que l'UE participe à la reconstruction de l'Irak et qu'elle exerce des pressions sur l'Autorité palestinienne et sur Israël en vue de la mise en oeuvre de la "feuille de route"' et la consolidation de la paix dans la région.

Se referant en outre au projet de Constitution européenne que présentera vendredi le Président de la Convention sur l'avenir de l'Europe, Valery Giscard d'Estaing, M. Simitis l'a accueilli comme un "texte de compromis satisfaisant". "Ceux qui d'entre nous souhaitent la création d'une Europe fédérale, nous savons que celle-ci sera réalisée progressivement et avec des compromis", a affirmé M. Simitis, réitérant que le projet "est un bon compromis qui conduira à une bonne discussion".

Commentant de son côté le rapport exposé jeudi soir aux ministres des Affaires étrangères par le Haut représentant de l'UE, Javier Solana, le ministre grec des Affaires étrangères, Georges Papandreou, a indiqué qu'il y aura des discussions plus poussées sur ce texte sous la présidence italienne. M. Papandreou a estimé que le texte de M. Solana est satisfaisant dans ses grandes lignes et qu'il sera complété à l'avenir. M. Simitis a exprimé à son tour sa satisfaction, en relevant que les propositions Solana traitent de l'ensemble les enjeux mais aussi les menaces auxquels pourront être confrontes les Etats-membres de l'UE.

Enfin, répondant à une question de presse, M. Simitis a indiqué que la reforme de la PAC (Politique agricole commune), ainsi que la question de la succession du gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg, par le gouverneur de la Banque centrale de France, Jean-Claude Trichet, ne seront pas évoquées en Conseil européen. La PAC devrait être abordée par le Conseil des ministres de l'Agriculture, alors qu'en ce qui concerne la nomination du gouverneur de la BCE, la parole revient dans une première phase aux ministres de l'Economie des "15" et, par la suite, au Parlement Européen.

i-GR/ANA

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