Kazantzidis, la dernière nuit.

Stelios Kazantzidis - Υπάρχω / J'existe

Après six mois de lutte pour la vie le très populaire chanteur grec, Stelios Kazantzidis, laisse la Grèce orpheline de sa présence mais sa voix résonnera pour toujours dans le coeur des grecs. Kazantzidis était soigné au Centre médical d'Athènes depuis le début juillet, après un premier séjour en avril. Le 18 août, il était entré dans une phase de semi-comma.

Kazantzidis était né en août 1931 dans le quartier de Nea Ionia où ont afflué les réfugiés grecs après la catastrophe de l'Asie mineur. Il a commencé à chanter à partir de 1950 dans les boites de Kifsissia. Même si très tôt il a chanté les compositions d'auteurs connus du "rebétiko" et du "laïko" comme Kaldaras, Hiotis ou Papaïoannou, le succès ne viendra qu en 1957 où commence la période la plus créative de Kazantzidis. Dans les boîtes nocturnes où il chante, il rencontre l'étoile du chant populaire de l'époque Kaiti Grey, qu'il épousera. Leur voix mêlées vont émouvoir une Grèce qui sort de la guerre civile et voit ses enfants prendre la voie de l'immigration.

Plus tard, c'est avec Marinella qu'il créera ses plus grands succès chantant Tsitsanis, Papaïoannou, Hiotis, mais aussi les nouveaux compositeurs Virvos, Théodorakis, Hatzidakis, Xarhakos, etc.

Au sommet de son art, il décide de rompre brutalement sa carrière en 1965 en ne se produisant plus dans les boîtes nocturnes de la périphérie d'Athènes et de Thessalonique, véritables temples de la musique populaire grecque. Son publique qui voue un véritable culte à Kazantzidis devra attendre 1987, lorsqu'il acceptera de retourner dans les studios d'enregistrement.

Ce matin, Stelios nous a quittés peu avant 11 heures. Sa voix restera à jamais parmi nous, adoucissant nos peines et exaltant nos joies.

Ma dernière nuit
Je passe ce soir
Et tous ceux qui m'ont rendu amer
Maintenant, je quitte la vie
A tous, je leur pardonne.

Tout est un mensonge
Un souffle, un soupir.
Comme une fleur, une main
A l'aurore va nous cueillir.

Là où je vais, ne passent pas
Les larmes et les peines.
Complaintes et chagrins
Ici-bas ils resteront, en vie.
Et moi, je partirais seul.

Deux portes, 'y a dans la vie,
J'ai ouvert une, je suis entré.
Le temps du crépuscule,
Je suis sorti par l'autre.

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