![]() iNFO-GRECEL'actualité de la Grèce et de Chypre Passions et ambitions du plus grand joueur grec en exclusivité pour iNFO-GRECE Marcos Baghdatis, une star du tennis venue de Chyprepar Cassandre Toscani
Premier joueur de tennis chypriote grec à atteindre un niveau international, Marcos Baghdatis est, à 22 ans, un symbole dans son pays. Depuis qu’il est devenu professionnel, en 2004, il n'a pas quitté le top 20 du classement mondial ATP. Né d'un père d’origine libanaise, Christos, et d’une Chypriote, Androula, Marcos Baghdatis est retourné vivre sur l'île d'Aphrodite, après une adolescence passée à s'entraîner avec Patrick Mouratoglou, auprès de son Academy de Tennis, dans les Yvelines, près de Paris. Sportif chaleureux et très attachant, il a l’art, malgré son allure débonnaire, d’enflammer les stades : pour peu que les gradins accueillent ses supporters grecs et chypriotes, l’ambiance, policée et bcbg des courts, se transforme alors radicalement et rappelle davantage l’effervescence des matches de football. Rencontre avec le champion, en cette veille de Roland-Garros, dont il va fouler, pour la quatrième fois, la fameuse terre battue. i-GR –Votre meilleure performance sur le court français est d’être arrivé huitième de finaliste, en 2007. Aujourd'hui, classé 18e joueur mondial ATP, vous pouvez créer la surprise… Comment affrontez-vous ce deuxième tournoi du Grand Chelem ? Marcos Baghdatis – D’une excellente manière. J’ai récupéré de mon entorse à la cheville droite, faite durant l’Open d’Australie, qui m’a tenu éloigné des courts pendant plusieurs semaines. Je n’ai donc pas participé à quatre Masters Series, ceux de Miami, Monte-Carlo, Rome et Hambourg. Mais, maintenant, je suis en pleine forme et le moral est bon. J’avais bien commencé lors de l’Open d’Australie, en éliminant, au premier tour, le Suédois Thomas Johansson (7-6, 6-2, 3-6, 6-3), au deuxième tour, le Russe Marat Safin (6-4, 6-4, 2-6, 3-6, 6-2). Malheureusement, au début du troisième set, en seizième de finale, je me suis blessé et, après avoir gagné le quatrième set, j’ai dû définitivement m’incliner, face à l’Australien Lleyton Hewitt (4-6, 7-5, 7-5, 6-7, 6-3), au terme d’une partie qui a duré près de cinq heures. J’ai fait l’impossible jusqu’au bout, malgré la douleur.
Février 2007. A l'Open 13 de Marseille.
i-GR – Avez-vous, enfin, un nouvel entraîneur ? Ce sera le troisième en un an… M. B. – En avril 2007, Guillaume Peyre et moi avons décidé de nous séparer. Notre vie avait changé au fil du temps. Nous avions fait du bon travail ensemble. Nous avions partagé tant d’émotions. Mais nous étions un peu fatigués. Pendant trois mois, je n’avais plus gagné de match. J’étais frustré, négatif, mal dans ma peau. J’ai essayé de me concentrer, de ne pas lâcher. Mon tennis était là. Physiquement, j’étais au top. Dans la tête, par contre, ce n’était pas le cas. J’avais besoin d’avoir à mes côtés quelqu’un qui me comprenne. Patrick Mouratoglou m’avait alors donné carte blanche : « Fais comme tu le sens ». J’avais donc choisi Yiannos Hadjigeorgiou, qui avait été, pendant trois ans, mon entraîneur, avant que je ne quitte Nicosie pour la France. Après sa défection, en février dernier – il veut se consacrer davantage à sa famille et ne souhaite plus courir par monts et par vaux –, Patrick Mouratoglou et moi avons décidé de rechercher un coach expérimenté. Je n’ai pas encore trouvé l’entraîneur idéal. En attendant, dans un premier temps, Medhi Daouki, coach de l’Academy, est devenu aussi le mien. Actuellement, Sébastien Durand, mon préparateur physique, assure également mon entraînement. i-GR – Vous avez également changé de lieu d’entraînement. M. B. – Depuis quelque temps, je m’entraîne surtout à Chypre, mais n’ai pas pour autant quitté la Mouratoglou Tennis Academy. J’y viens de temps à autre. Quand Yiannos ne pouvait pas m’accompagner, Patrick prenait le relais et m’entraînait comme avant. Retourner à Nicosie, après tant d’années passées en France, était vital. J’ai enfin retrouvé ma famille, mes amis, mon île et son soleil. J’ai récupéré mon équilibre. Ma vie est beaucoup plus harmonieuse. Je suis bien dans ma tête et confiant pour l’avenir. i-GR – On peut donc espérer une belle victoire chypriote à Roland-Garros qui fête, cette année, ses 80 ans ? M. B. – C’est mon plus cher désir en ce moment. La France est ma seconde patrie. J’y ai vécu toute mon adolescence. Les liens qui m’unissent aux personnes qui m’ont voulu du bien sont indissolubles. Ce sera ma quatrième participation à Roland-Garros. Quand j’y joue, je suis encore trop anxieux, trop crispé. Je voudrais tant gagner. Le jour viendra. Et, je suis sûr que le public français, déjà extraordinaire, sera alors tout aussi déchaîné que les supporters chypriotes.
Entraînement dans les installations de la Mouratoglou Tennis Academy, dans les Yvelines...
i-GR – En 2007, vous avez remporté votre deuxième tournoi ATP à Zagreb, joué la finale de l'Open 13 de Marseille, celle de Gerry Weber Open, à Halle. Vous avez été quart de finaliste à Wimbledon, participé à la huitième de finale à Roland-Garros et au deuxième tour de l’Open d’Australie. Comment jugez-vous vos performances de l’année dernière ? M. B. – Je l’ai terminée par une belle prestation au tournoi de Paris-Bercy où j’ai affronté en finale le n° 2 mondial, Rafael Nadal, après avoir battu Tommy Robredo (n° 8) et Nicolay Davydenko (n° 4). Dans l’ensemble, c’est une bonne année, même si, au niveau des résultats, elle n’a pas été excellente. Peut mieux faire ! i-GR – Vous êtes joueur professionnel depuis quatre ans et vous avez été la grande révélation de l’année 2006... M. B. – En effet, j’ai gagné l’Open de Chine, en battant le Croate Mario Ancic, 12e mondial, 6–4, 6–0, remportant ainsi mon premier titre ATP. J’ai été finaliste à l’Open d’Australie et demi-finaliste à Wimbledon. En août de cette même année-là, j’ai atteint mon meilleur classement, 8e mondial. i-GR – Quel tournoi vous a le plus marqué ? M. B. – Incontestablement l’Open d’Australie 2006. Comme je vous l’ai dit, j’ai été finaliste face à Roger Federer. J’adore jouer à Melbourne Park, on se croirait dans un stade de football ! Les Grecs, les Chypriotes, les Australiens étaient prompts à s’enflammer. C’était une ambiance du tonnerre. J’ai vécu les deux plus belles semaines de ma vie, grâce, surtout, au match en demi-finale, face à l’Argentin David Nalbandian. Ce qui m’a marqué, c’est la façon dont il s’est déroulé. On aurait dit que tout était écrit, que je jouais dans un film. Les ingrédients étaient réunis pour faire durer le suspense jusqu’au bout. Je suis passé par tout l’arc-en-ciel des émotions.
Toujours dans l'attente d'un signe du ciel...
i-GR – Racontez-nous ce match en détail… M. B. – Après avoir éliminé le 4e mondial, le Croate Ivan Ljubicic, en quart de finale, 6–4, 6–2, 4–6, 3–6, 6–3, j’étais prêt à affronter Nalbandian. Mes supporters ont envahi les gradins de Melbourne Park. Les drapeaux grecs et chypriotes s’agitent de tous côtés. J’y crois. Tout le monde y croit. Le premier set est pour Nalbandian. Je commence, déjà, à ressentir une certaine lassitude, mais je me force à « positiver ». Au deuxième set, à 2–0, je prends conscience que je peux revenir. L’issue dépend de moi, peu importe contre qui je joue. Je perds 5–2, je reviens, 5 partout. Dans les gradins, mes supporters sont déchaînés, ils font exploser des feux de Bengale qui me déconcentrent. Je perds 7–5. Je gagne les deux sets suivants, 6–3, 6–4. A chaque point que je marque, je fais le plein d’énergie. Au cinquième set, un feu de Bengale interrompt le match. Nalbandian est stressé. Je regarde mon camp et lui fais comprendre que ce n’est pas fini, que je vais gagner. Je reviens, je sers 5–4, 15–A. Plaisanterie du destin : il se met à pleuvoir des cordes à trois points de la fin, le match est de nouveau interrompu. Je pense que tout ça est fou. Alors j’ouvre les bras, je regarde le ciel, la pluie tombe sur mon visage, et je me dis : « Donne-moi, mon Dieu, ce que tu veux, je prendrai tout ce que tu me donneras ». Aux vestiaires, mon cœur bat la chamade. Ma pression est hyper-élevée. Les émotions se bousculent. La peur me traverse l’esprit, je me tourne vers Guillaume, mon entraîneur, qui me répond : « Je n’ai pas peur pour toi, mais pour lui. C’est Nalbandian qui a tout à perdre, il est le favori, il a la pression la plus forte. Quels que soient tes choix tactiques, engage-toi à 100 % ». Je retourne sur le court. Gonflé à bloc. Je me sens invincible. J’ai gagné 6–4. J’étais finaliste. i-GR – Devant 20.000 spectateurs que vous avez tenus en haleine pendant quatre heures. M. B. – Ce match a été exceptionnel à plus d’un titre, il restera gravé dans ma mémoire. Un déclic s’est produit dans ma tête. Je me suis senti très fort, malgré les doutes. J’ai puisé en moi et dans les encouragements du public la force nécessaire pour ne pas faiblir. Belle victoire ! Longtemps après la rencontre, j’ai continué à éprouver une sensation indéfinissable, exceptionnelle. J’adore l’Australie et les Australiens. Je me sens chez moi, là-bas, une partie de ma famille y vit, j’y ai 21 cousins. Les communautés grecque et chypriote y sont formidables.
Porter les couleurs de Chypre le plus loin possible...
i-GR – Votre ascension a commencé quand vous avez décroché le titre de Champion du monde Junior, en 2003. M. B. – Un grand jour pour moi. Ma première grande victoire. Mon premier grand stress. Quand je repense à cette journée, l’émotion me submerge encore. J’avais battu le Français Jo-Wilfried Tsonga, classé 40e. Cette année-là, j’ai également remporté l'Orange Bowl, en Floride, l’Open d’Australie Junior, et, j’ai été finaliste de l'US Open Junior. Grâce à ce titre de champion, j’ai aussi pu représenter mon pays aux Jeux Olympiques d’Athènes, en 2004. C’était grandiose.
...et ramener sur l'île les plus beaux trophées.
i-GR – Pas seulement pour vous ! Le tennis est une affaire de famille, chez les Baghdatis… M. B. – Pour le comprendre, il faut que je parle de mon père. D’origine libanaise, il est arrivé à Chypre à 17 ans. Son père était mort dans un accident de voiture alors qu’il n’avait que 8 ans. Sa mère l’avait envoyé en pension pendant cinq ans. Une enfance quasi orpheline qui l’a marqué à vie, et qui explique, sans doute, sa façon d’agir avec ses propres enfants. Surtout, avec moi. Il a toujours rêvé que l’un de ses fils soit champion de tennis. Mes deux frères aînés, Marinos et Petros, ont joué en Coupe Davis pour Chypre. Marinos était bien parti pour devenir joueur professionnel, mais, à 17 ans, un terrible accident de voiture l’a cloué sur un lit d’hôpital pendant un an. Sa vie sportive a été gâchée. Nous étions terrorisés à l’idée de le perdre. Ma mère avait fait la promesse à Dieu que s’il guérissait, elle adopterait un enfant en guise de reconnaissance. Et, c’est ainsi que ma petite sœur, Zina, a fait son entrée dans la famille Baghdatis à l’âge d’un mois. Elle a neuf ans aujourd’hui, elle veut devenir chanteuse. Je lui souhaite de faire ce qu’elle aimera. i-GR – Quand avez-vous commencé à jouer ? M. B. – A l’âge de 5 ans. Mon père était aussi mon entraîneur. Il avait remarqué que j’avais des dispositions. Il a tout misé sur moi. Comme il avait fait ses classes avec mes deux frères, il a su mieux s’y prendre avec moi. Il m’a donné les bases techniques. A 11 ans, j’ai quitté la maison paternelle de Limassol pour m'installer près du Centre fédéral, à Nicosie. Yiannos Hadjigeorgiou, capitaine de la Coupe Davis et coach fédéral, devient alors mon entraîneur. Il m'a entraîné durant trois ans et initié à la compétition internationale. A 14 ans, je deviens n° 1 chypriote et, joue, comme mes frères, en Coupe Davis. Et là, on se rend compte que les infrastructures chypriotes ne sont plus adaptées à mon niveau. Mon père décide alors de m’envoyer à l’étranger. Il pense d’abord à la Bollettieri, aux Etats-Unis. Mais au final, ce sera la France, car il va faire la connaissance de Patrick Mouratoglou. i-GR – L’homme providentiel ! Comment l’avez-vous rencontré ? M. B. – En janvier 1999, à Tarbes, au tournoi junior des Petits As, où j’avais terminé quart de finaliste. Patrick m’a repéré. Il a longuement discuté avec mon père. Il lui a proposé de me prendre une semaine à l’Academy pour voir si nous pouvions travailler ensemble. Dès février, mon père m’a accompagné et a pu apprécier le travail de Patrick. Ils ont signé. Moi, je n’avais pas droit au chapitre. Le jour de la signature du contrat, j’ai fondu en larmes. Bien sûr, j’étais content d’être là, mais je pensais à ma mère, à mes amis, à ma vie que je laissais derrière moi, à Chypre. J’ai appelé Yiannos, mon entraîneur de l’époque, et lui ai dit : «Viens me chercher, je n’ai pas envie de rester ici. » Il m’a répondu : « Ecoute, Marcos, essaie. Dans une semaine ou deux, on verra, mais essaie. » J’ai tenu le coup. Mais j’en ai vraiment beaucoup bavé. Du jour au lendemain, à 14 ans, je me retrouvai dans une famille que je ne connaissais pas, qui ne parlait pas ma langue et moi pas davantage la sienne. La séparation d’avec mes parents m’était insupportable. Durant plusieurs mois, je n’ai pas adressé la parole à mon père. Ma mère évitait de me téléphoner pour ne pas me faire du mal. Je me levais tous les matins à l’aube et prenais seul le train à 6 h 30, puis le métro. Je m’entraînais 4 à 6 heures par jour. Ce rythme a duré près de six ans. Ce n’était pas évident. Je considérais que j’étais là pour réaliser le rêve de mon père.
Patrick Mouratoglou (à g.) et Marcos Baghdatis. Quand le coach devient un ami...
i-GR – Qui, avec le temps, est aussi devenu le vôtre. M. B. – Je n’avais pas d’alternative. Il ne me restait plus qu’à accepter mon sort. J’aurais pu rentrer chez moi, mais je n’aurais jamais pu soutenir le regard de mon père. J’ai préféré la séparation brutale, même si je regrette de ne pas avoir passer mon adolescence aux côtés de ma mère. Son amour m’a terriblement manqué. Pour autant, cet éloignement prématuré a forgé ma personnalité. Il m’a rendu plus mature et me permet de gérer au mieux les moments difficiles. i-GR – Vous avez souffert d’être un déraciné, mais n’avez jamais été seul... M. B. – Les gens autour de moi étaient extraordinaires. Ma famille d’adoption, les Benaïm, Nathalie, Laurent et leurs enfants, Jean-Philippe et, la petite Salomé ; mon entraîneur, Jean-Paul Damit, et, naturellement, Patrick Mouratoglou, qui, le temps passant, est devenu un ami. Tous m’ont aidé à me sentir chez moi, en France. Petit à petit, je me suis fait des copains, j’ai eu une petite copine. Ma vie s’est transformée. Si l’on me demande aujourd’hui comment j’ai réussi, je répondrai que je ne sais pas. Quand je repense à toutes ces années, j’ai l’impression que tout était écrit. L’avenir aussi est écrit. i-GR – Vous ne croyez donc pas à la chance ? M. B. – Je crois surtout aux signes qu’elle nous envoie. Je n’oublierai jamais ce jour de 2003 où je participai à l’Orange Bowl. Le gagner serait déterminant pour remporter le titre de Champion du monde Junior. A un moment, j’ai tapé trop fort sur la balle qui s’est perdue dans le public. Le règlement prévoit dans ce cas qu’elle ne doit toucher aucun spectateur sous peine d’élimination pure et simple du tournoi. J’étais désespéré. L’arbitre a interrompu le match, a demandé si la balle avait blessé quelqu’un. Je n’en croyais pas mes yeux. La personne qui s’était levée, la balle à la main, disant que tout allait bien, n’était autre que Patrick Mouratoglou ! Incroyable ! Il était arrivé la veille à Miami pour me soutenir. La chance a voulu que parmi toute cette foule, la balle atterrisse sur lui. i-GR – Sur le court, vous embrassez constamment votre crucifix. M. B. – Le crucifix que je porte autour du cou ne me quitte jamais. C’est un cadeau de mon frère, Marinos, qui vit sur la côte Est des Etats-Unis. Le jour où il me l’a offert, il avait sauté dans sa voiture, roulé plus de trente heures jusqu’à Miami, où je jouais à l’Orange Bowl, pour me le remettre, tel un talisman. Il avait appris qu’en février, je partais pour la France. Par ce geste, il voulait me dire qu’il m’aimait, qu’il était toujours près de moi. Il savait ce que signifie vivre à l’étranger et se dépasser soi-même. Dieu seul sait combien de fois cette croix m’a remonté le moral quand je me sentais seul.
Baghdatis (1er à g.) en footballeur.
i-GR – Quelques questions pêle-mêle : Votre surface favorite ? M. B. – Avant, je préférais les dures. Maintenant, je suis à l’aise partout (rires). J’ai quand même une petite préférence pour le gazon. i-GR – Combien d’heures vous entraînez-vous ? M. B. – En moyenne cinq heures par jour, en plus de la préparation physique qui dure une heure, une heure et demie. Avec Sébastien, mon préparateur, je fais du vélo, de la gym, on joue aussi au foot, au basket ou encore au tennis. Puis, on prend le petit-déjeuner. Et on attaque la journée.
Et ici, à l'épreuve de... l'interview iNFO-GRECE.
i-GR – Votre joueur préféré ? M. B. – Patrick Rafter. J’aime son charisme, son fair-play, sa classe. J’ai envie de lui ressembler. Son style est superbe. Il est beau à regarder jouer. Il inspire la sympathie. i-GR – Votre passion en dehors du tennis ? M. B. – Le football. Je joue dès que j’en ai l’occasion. Je suis un fervent supporter d’Olympiakos Le Pirée (Grèce) et d’Apollon Limassol (Chypre). i-GR – Votre définition du champion ? M. B. – Quelqu’un qui se comporte bien en toutes circonstances. Ce n’est pas seulement une machine à gagner et à produire des émotions. Cela n’aurait aucun sens. Je ne crois pas que l’on puisse être un champion et se comporter comme un homme méchant ou malhonnête. i-GR – Etes-vous heureux ? M. B. – Oui. Très heureux de vivre un miracle au quotidien. i-GR – Quel est votre rêve ? M. B. – De vivre avec ma famille, d’atteindre la sérénité intérieure. De permettre à mes enfants, quand j’en aurai, de découvrir le monde, sans hâte, au rythme de leurs expériences. Propos recueillis par
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