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Rédigé en mai 2008
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Passions et ambitions du plus grand joueur grec en exclusivité pour iNFO-GRECE

Marcos Baghdatis, une star du tennis venue de Chypre

par Cassandre Toscani

facade de la Fondation hellénqiue

Premier joueur de tennis chypriote grec à atteindre un niveau international, Marcos Baghdatis est, à 22 ans, un symbole dans son pays. Depuis qu’il est devenu professionnel, en 2004, il n'a pas quitté le top 20 du classement mondial ATP. Né d'un père d’origine libanaise, Christos, et d’une Chypriote, Androula, Marcos Baghdatis est retourné vivre sur l'île d'Aphrodite, après une adolescence passée à s'entraîner avec Patrick Mouratoglou, auprès de son Academy de Tennis, dans les Yvelines, près de Paris. Sportif chaleureux et très attachant, il a l’art, malgré son allure débonnaire, d’enflammer les stades : pour peu que les gradins accueillent ses supporters grecs et chypriotes, l’ambiance, policée et bcbg des courts, se transforme alors radicalement et rappelle davantage l’effervescence des matches de football. Rencontre avec le champion, en cette veille de Roland-Garros, dont il va fouler, pour la quatrième fois, la fameuse terre battue.

i-GR –Votre meilleure performance sur le court français est d’être arrivé huitième de finaliste, en 2007. Aujourd'hui, classé 18e joueur mondial ATP, vous pouvez créer la surprise… Comment affrontez-vous ce deuxième tournoi du Grand Chelem ?

Marcos Baghdatis – D’une excellente manière. J’ai récupéré de mon entorse à la cheville droite, faite durant l’Open d’Australie, qui m’a tenu éloigné des courts pendant plusieurs semaines. Je n’ai donc pas participé à quatre Masters Series, ceux de Miami, Monte-Carlo, Rome et Hambourg. Mais, maintenant, je suis en pleine forme et le moral est bon.

J’avais bien commencé lors de l’Open d’Australie, en éliminant, au premier tour, le Suédois Thomas Johansson (7-6, 6-2, 3-6, 6-3), au deuxième tour, le Russe Marat Safin (6-4, 6-4, 2-6, 3-6, 6-2). Malheureusement, au début du troisième set, en seizième de finale, je me suis blessé et, après avoir gagné le quatrième set, j’ai dû définitivement m’incliner, face à l’Australien Lleyton Hewitt (4-6, 7-5, 7-5, 6-7, 6-3), au terme d’une partie qui a duré près de cinq heures. J’ai fait l’impossible jusqu’au bout, malgré la douleur.

Février 2007. A l'Open 13 de Marseille.

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