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Rédigé en décembre 2011
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Le prince de la chanson populaire et des nuits athéniennes

Nikos Oikonomopoulos

par Cassandre Toscani

Nikos Oikonomopoulos sur la scène de Fever
(photo i-GR/CT)

Sa voix – extraordinaire – s'identifie à merveille avec la chanson populaire. Puissante et mélodieuse, elle met aussi en valeur le répertoire du chanteur, déjà riche et varié. A 27 ans, Nikos Oikonomopoulos est incontestablement l'artiste le plus brillant de sa génération. Le talent à l'état pur ! Les meilleurs paroliers et compositeurs écrivent pour lui. Son nouvel album, Θα είμαι εδώ (Tha eimai edo), quatorze chansons de fort belle facture, crée l'événement artistique de la fin de l'année 2011 : une semaine à peine après sa sortie, il devient double platine ! Un sourire séducteur aux lèvres, le plus charmant et le plus charmeur des chanteurs grecs nous a reçus dans sa loge de Fever, célèbre boîte de nuit athénienne, où il se produit tout l'hiver.

Nikos Oikonomopoulos chante depuis dix ans. Originaire de Patras, il passe son enfance et son adolescence dans la proche banlieue, à Kato Achaïa. A 17 ans, il débute en sillonnant le Péloponnèse et le Nord de la Grèce, jusqu'au jour où il décide de se présenter au télé-crochet de la chaîne privée grecque Alpha, Dream Show The Music 2 – l'équivalent de la Star Academy de TF1. Pendant toute la saison, son talent crève le petit écran. Les votes du public et du jury sont un vrai plébiscite. Il en est tout naturellement le grand vainqueur. Nous sommes en 2006. Sa carrière discographique démarre sur des chapeaux de roues. Nikos signe chez Sony son premier cd single, Matia mou, et ses trois albums suivants, Proti agapi, Akoussa (disque d'or), Katathesi psychis (disque de platine). En juin 2008, il reçoit le Prix de la meilleure révélation, et, l'année suivante, celui du meilleur vidéo-clip, dans la catégorie Musique populaire d'aujourd'hui pour Ola gia sena, deux prix décernés par la chaîne musicale MAD. En 2010, il passe chez EMI et sort Doro gia sena, triple disque de platine, et, fin décembre 2011, Tha eimai edo, déjà double disque de platine. Une ascension fulgurante qui repose sur un travail acharné, sur le défi de s'améliorer sans cesse et sur son amour pour le laïko. Le public ne s'y trompe pas, il sait reconnaître qui l'exprime avec son âme, dans la meilleure tradition.

couverture du CD Tha eimai edo

Tha eimai edo, présenté à la mi-décembre, à Athènes, comprend quatorze superbes chansons. Des chansons qui touchent l'âme, qui parlent d'amour, de passion et de chagrin, qui expriment les peines et les souffrances de tout un chacun. Certains titres se sont immédiatement distingués et passent en boucle sur toutes les radios grecques. Tha eimai edo, est un superbe zeïmbekiko, qui a aussi donné son titre à l'album. Grâce à une interprétation très inspirée, sur une musique de Giorgos Sampanis et des paroles d'Eleni Giannatsoulias, cet émouvant morceau fera un jour très prochain partie intégrante des chansons d'amour mythiques de ce genre. Kai ti egine marque sa première collaboration avec le compositeur et parolier grec le plus réputé du moment, Phoivos, qui signe cette ballade typique où se mêlent les notes des instruments populaires traditionnels et les sons techno. I kali kardia, dont Christodoulos Siganos a composé la musique et écrit les paroles avec Valentino, est un mélodieux hassapiko, devenu, avant même sa sortie sur le marché, un grand succès radiophonique.

Comme dans son précédent CD, Nikos interprète, sur des paroles de Spyros Giatras et la musique d'Alekos Chrysoverghis, un morceau social, Chanomaste (Nous coulons), imprégné d'un état d'esprit dans l'air du temps, reflet d'une crise fatale qui anéantit la Grèce. Il était impossible que le plus « lourd » zeïmbekiko du CD, Poutana stin psychi (Putain dans l'âme) passe inaperçu. Ne serait-ce que par son titre. Comme ses premières et dernières notes, cette belle chanson écrite par Panagiotis Mandilaris sur une musique de Dimitris Paraskevopoulos a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans un ciel serein, le jour de la présentation. L'artiste a aussitôt souligné que ce morceau exprime ce que pensent certains hommes et n'a, en aucun cas, pour but de férir les femmes… Pour ce cinquième travail discographique, Nikos Oikonomopoulos tire son inspiration de différents genres musicaux – le rock est également présent, Psakse me est un petit bonheur à savourer avec délectation.

Tha eimai edo est finalement un joli coffret renfermant un précieux collier de quatorze perles, déclinées sur tous les tons du blanc-argent au noir velouté , légèrement irisées ; un collier au fermoir de platine, contrôlé, poinçonné et délivré avec un certificat d'authenticité…

i-GR – Un nouvel album, qui est donc devenu, cher Niko, double platine en une semaine, et, qui a également conquis les premières places des Airplay Charts en Grèce.

Nikos Oikonomopoulos – C'est le public qui juge. J'ai coutume de dire que je veux que mon prochain travail soit meilleur que le précédent. C'est ce que j'essaie de faire. Je dis mille fois merci au public. Je le remercie de me soutenir à chaque instant de ma carrière. Vraiment mille fois merci !


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