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Diva du rebetiko et du Laiko |
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Une interview pour la France ! l'attachée de presse se faisait du souci… Une rencontre serait possible au centre d'Athènes où Glykeria devait se rendre le lendemain, mais Glykeria devait-elle se préparer, se maquiller… le rendez-vous s'annonçait compliqué. Glykeria des couvertures glacées, Glykeria la rembetissa, Glykeria de la scène et Glykeria des pistes de danse, Glykeria la fille du peuple… Finalement, rien de plus simple que de se retrouver chez Eros Music, la maison de production de son mari, à Agia Paraskevi, où la star de la chanson populaire grecque nous reçoit avec un naturel qui vous met aussitôt à l'aise. On sent qu'ici on est en famille. Mari, assistantes, secrétaires, l'accueil est direct et chaleureux. Les derniers rayons de la journée qui pénètrent par les fentes des stores encore baissés pour filtrer la chaleur de l'après-midi, apportent leur petite note dans cette ambiance accueillante. L'absence de strass dissipant le stress, l'interview peut alors commencer. iNFO-GRECE : Début novembre, vous venez pour un concert unique à Paris, et je crois que c’est la première fois que vous vous produisez en France… comment vous-vous sentez à quelques jours de ce concert ?
i-GR : Quel répertoire allez-vous présenter à Paris ? GL : D’abord des extraits de ma discographie… Puis, je vais emprunter claques chansons que j’aime bien aussi bien de rebetika, des chants traditionnels que des œuvres de compositeurs contemporains. Il y en a plusieurs qui s’intéressent aujourd’hui à la musique nationale. i-GR : Justement, vous vous promenez souvent dans différents genres de la musique grecque. Peut-on chanter de tout ? GL : C’est une question de possibilités… Les gens m’ont connu au début à travers le rebetiko, mais j’aime aussi bien chanter du moderne, du populaire, du entehno, ou encore du traditionnel. Je suis un peu comme les Grecs qui, selon les moments de la journée, peuvent écouter différents genres de musique. i-GR : Sur un plan disons professionnel, comment voyez-vous la cohabitation de tous ces genres ?
i-GR : Mais, il y a aussi une production industrielle qui n’est pas le fruit de l’émulation que vous décrivez… GL : La Grèce vit dans un monde ouvert, la mondialisation touche aussi la création musicale. A travers les médias, nous pouvons voir ce qui se passe partout dans le monde. Alors, il y a des gens qui sautent sur l’occasion, qui veulent s’enrichir en un jour. Ca, je le refuse. Le plus important, pour moi, est de ne pas trahir la tradition de son pays, son identité. C’est très beau de maintenir l’identité de chaque peuple. i-GR : Et a propos des courants qui sont apparus ces dernières années dans la production mondiale comme la World music, l'Ethnic, qui remettent en quelque sorte la tradition en scène ?
i-GR : Ce mobile du gain rapide, et les modes qui en découlent, n’est-il pas en mesure de nuire à la sincérité que vous défendez ? GL : Je suis très optimiste pour la chanson qui provient du vécu et de l’histoire d’un peuple. Des modes instantanées, opportunistes, ne peuvent pas renverser une histoire millénaire. Parce que tous les genres de musique grecque de qualité, même les plus récents, se rattachent à cette histoire… |
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