Grèce: le danger du séparatisme albanais

3 contributions / 0 nouveau(x)
Dernière contribution
photo de mariaharos
Grèce: le danger du séparatisme albanais

La Grèce est un pays vraiment exceptionnel. Étant une héritière de la Grèce Antique, de l'Empire romain et de la Byzance chrétienne, elle abrite des monuments mondialement connus. Très riche d'histoire, cette région a donné naissance à l’orthodoxie aux Balkans. Situé dans l'extrême Sud des Balkans, la Grèce a mené de nombreuses guerres dont le résultat fut non seulement des victoires glorieuses mais aussi de nombreuses questions contagieuses.

Tel est le débat autour du nom de la Macédoine. Après un quart de siècle d'un différend qui peut paraître burlesque vu d'autres pays, la Macédoine semble vouloir régler le conflit qui l'oppose à la Grèce au sujet de son nom, et la Grèce n'y est pas opposée. Alors qu'un autre problème voire plus épineux est laissé de côté. Il s'agit notamment de la question albanaise.

la Grèce se montre bien préoccupée par la question macédoine, alors qu' un autre problème voire plus épineux est laissé de côté. Il s'agit notamment de la question albanaise.

À présent, l’Épire ne compte que 480 milles Albanais, cela n'est pas beaucoup par rapport à la population grecque. Mais, si on rappelle le cas du Kosovo occupé et majoritairement peuplé d'Albanais, il est clair que leur population va doubler dans une décennie ce qui posera, sans doute, un problème.

Inquiétude face à l'immigration albanaise

Plus d’un tiers des 2,9 millions d’Albanais vivent déjà hors du pays. Les Albanais, qui arrivent à l’étranger, sont généralement musulmans. La plupart des émigrés sont clandestins non-habitués à s’intégrer dans la nouvelle société. Ils rejettent les traditions et les coutumes locales. La majorité d’eux ne parlent que mal, ou très mal, la langue du pays de résidence. De surcroît, il existe une menace réelle de la part des clans albanais et kosovars qui préoccupent le Sirasco, le service de police judiciaire qui collecte les informations sur la criminalité organisée. "En progression constante depuis 2010, la criminalité organisée albanophone est une menace réelle pour la sécurité intérieure de l'espace Schengen", avertissent-ils dans une note consacrée à ce sujet.

Un autre danger se cache dans le nationalisme et l’extrémisme albanais. C’est une infection qui se propage très vite. Il est suffisant de rappeler le cas du Kosovo.

Les séparatistes ou les criminels?

Ce fut le jour de l’Assomption, 28 août 2016. Les Serbes se sont rendus dans les églises pour célébrer cette fête religieuse. Mais voilà ce qu’ils ont vu au lieu de la lumière divine.

« Nous allons vous brûler avec vos églises », leur ont promis les Albanais. Barrages routiers, débordements sauvages des Albanais, cris de haine et menaces de bûchers, jets de pierres, de gaz lacrymogène et jusqu’à une attaque contre la voiture du directeur adjoint du Bureau pour le Kosovo, Dusan Kozarev – ont plongé plusieurs villes du Kosovo en plein chaos.

Et ce n’est qu’un seul exemple de violences albanaises.

Il est à noter que la situation actuelle au Kosovo est terrifiante. Un tiers des résidents sont chômeurs, dont les jeunes sont les plus nombreux. La région est malheureusement connue pour le trafic d’armes, de drogues et d’organes.

D’après l’avocat international en droits humains basé à Washington Paul Wolf, le commerce de trafic d’organes qui se passe au Kosovo a commencé en Albanie, simplement parce qu’après la guerre en ex-Yougoslavie, ces pays ont été vraiment géré par le crime organisé.

Et tout cela se produit sous le drapeau de KFOR, une force armée multinationale mise en œuvre par l'OTAN chargée de maintenir la paix dans la région mais qui, en réalité, autorise aux Albanais de former une économie noire pour tout l’Europe.

Certes, la Grèce ne veut pas subir la même crise, ce que lui attend si les Albanais revendiquent l’indépendance. La destruction des cathédrales, le meurtre des prêtres, tout ce qu'il est difficile à imaginer au moment donné serait bien réel.

Liens de références

https://www.cairn.info/revue-etudes-2001...

https://inserbia.info/today/2016/08/koso...

http://www.lemonde.fr/societe/article/20...

 

profil sans photo
Intéressant - précisions

Καλησπέρα

D'abord, je dois dire que vous avez raison de parler de ces sujets  : on critique beaucoup le nationalisme grec, à tel point qu'on oublie souvent de parler des nationalismes des pays voisins, dont certains visent des territoires grecs, et menacent la stabilité de tout le sud-est de l'Europe...

Pour "l'ancienne République yougoslave de Macédoine" :

Elle correspond à peu près à l'ancienne province yougoslave dénommée Vardarska Banovina jusqu'en 1941.

Les Grecs parlent beaucoup du nom, de façon un peu maladroite.

Le problème c'est l'irrédentisme "slavo-macédonien" qui revendique une grande Macédoine slave incluant Thessalonique.

Le nom est un outil au service de cet irrédentisme.

Mais cela n'en est qu'un aspect parmi d'autres.

Les cartes de la "grande macédoine slave" sont partout en Arym/Fyrom : statues, écoles, manifestations publiques impliquant des membres du gouvernement...

Voir :

https://m.youtube.com/watch?v=IYf1fo3KfBc

https://europegrece.files.wordpress.com/...

https://europegrece.files.wordpress.com/...

Rappelant de tristes  souvenirs :

https://europegrece.files.wordpress.com/...

Pour le séparatisme albanais, il est plus juste de parler d'irrédentisme de la part des nationalistes Albanais d'Albanie

Dans les régions grecques proches de l'Albanie il n'existe  pas à ma connaissance de statistiques sur le nombre d'Albanais.

Attention de ne pas confondre les Albanais et les Grecs parlant Arvanitika, dont les ancêtres étaient orthodoxes, dont beaucoup ont combattu aussi bien contre les Turcs que contre les Albanophones musulmans nommés Tourkalvani.

En revanche il y a la minorité grecque d'Albanie du sud, qui fait l'objet de tracasseries permanentes, ou pire, de la part des autorités albanaises.

La Grèce là encore, se montre bien incapable de communiquer sur ces questions...

Dommage.

profil sans photo
Les albanais n'obtiendront rien du tout

Les albanais n'obtiendront rien de ce qu'ils veulent. Ils ne font vraiment pas le poids. Chaque état balkanique va de ses revendications territoriales sur ses voisins. Parlons en de la Turquie néo-ottomane qui est en plein délire actuellement

"pour les Albanais, il n'y a de place ni au ciel, ni sur Terre" "НИ НА НЕБО НИ НА ЗЕМЈА ЗА ШИПТАРИ МЕСТО НЕМА !!!" (chanson de Fyrom)

https://www.youtube.com/watch?v=5hgfm90crmI

Ça pourrait aussi vous intéresser...