"En un an, les violations des eaux territoriales grecques par les Turcs ont augmenté de 450 %"

"Nous sommes très près d'un accident mortel quand l'espace aérien est violé" estime le ministre grec de la Défense. (Crédits : REUTERS/Alkis Konstantinidis/File Photo)

"Nous sommes très près d'un accident mortel quand l'espace aérien est violé" estime le ministre grec de la Défense. (Crédits : REUTERS/Alkis Konstantinidis/File Photo)

Les tensions entre la Turquie et la Grèce ne sont pas nouvelles. Depuis très longtemps, Ankara joue au chat et à la souris avec Athènes en violant les eaux et l'espace aérien grecs. "La Turquie exerce une véritable pression sur la Grèce", assure le ministre de la Défense grec dans une interview très intéressante accordée samedi à Libération. Issu du petit parti de droite souverainiste les Grecs indépendants, Panos Kamménos devenu un allié incontournable de Syriza dans le jeu géopolitique, précise qu'en "un an, les violations des eaux territoriales ont augmenté de 450 %. Celles de l'espace aérien de 48 %".

"Nous sommes très près d'un accident mortel. Quand l'espace aérien est violé, nous envoyons nos avions afin qu'ils escortent les avions turcs hors de notre espace. Nous sommes alors forcément à la merci d'un accident qui peut, à tout moment, s'étendre aux garde-côtes, à la marine...", explique Panos Kamménos. "Nous sommes obligés de défendre notre territoire, non seulement pour la Grèce mais aussi pour l'Europe".

Pourquoi une telle tension ?

Selon le ministre grec, "l'explication tient à la...

Commentaires

Photo de jack v

lorsque je lis"Y a quelques semaines on se plaignait, dans cette lettre, de la presse francophone qui préférait malmener la réputation de Mikis Théodorakis à cause de sa participation à une manifestation que d’aucuns aimeraient balayer comme un rassemblement nationaliste, alors qu’en même temps les provocations turques en mer Egée et à Chypre connaissent une dangereuse accélération et montée en intensité." je sui tout  a fait d'accord avec vous sur le probléme tur vis a vis de la gréce et meme de ses alliés de l'OTAN en Syrie .Mais mettre dans un meme commentaire "Thodirakis  la Macedoine " et le probleme Turc ; cela releve de l'amalgame  de lier ses deux points, on croirait les diatribes du FN français.

Bon, ce n'est pas le bon endroit pour poster votre commentaire ; il eut été préférable de le poster dans l'article concernant Théodorakis", mais passons... Concernant votre remarque sur l'amalgame des sujets cités, c'est tout le contraire de ce que vous avez compris qu'on a voulu dire. Il s'agissait simplement de pointer le décalage des priorités dans le traitement de l'actualité grecque par certains médias francophones usant du sensationnel (participation de Théodorakis à une manif classée plutôt à droite) par rapport aux problèmes de fond (recrudescence de l'agressivité turque dans la région), rien de plus. De là, parler de diatribe... Maintenant, si vous voulez voir du Front National à tout coin de rue c'est votre droit, mais projeter vos peurs relatives à la politique française sur la situation grecque me semble erroné. Depuis près d'un demi-siècle, l'extrême droite en Grèce n'a jamais dépassé 10% dans les élections, quelque soit son visage, soft, hard ou folklorique, contrairement à la France où en 30 ans une extrême-droite bien dure a triplé son audience et a été même à un doigt d'accéder à la présidence de la République, tout dernièrement. On comprend vos inquiétudes, mais... l'amalgame serait plutôt de votre côté.

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