La citoyenneté grecque accordée aux membres de la minorité grecque d'Albanie

bakoyannis pavlop

Mme Bakoaynnis et M. Pavlopoulos à la sortie du Conseil des ministres annonçant la possibilité de double nationalité pour la minorité grecque d'Albanie

Le cabinet restreint présidé par le premier ministre, Costas Caramanlis, a annonce mardi, après avoir entendu les interventions des ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères, Prokopis Pavlopoulos et Dora Bakoyannis, d'accorder la citoyenneté grecque aux membres de la minorité grecque d'Albanie qui possèdent "la carte de la diaspora".

 

M. Pavlopoulos a déclaré qu'il s'agissait d'un problème de longue date, dont la solution tardive provient du fait que le gouvernement devait obtenir les assurances des autorités albanaises selon lesquelles, l'acquisition de la citoyenneté grecque n'aurait aucune conséquence quant aux droits patrimoniaux et autres de la minorité grecque d'Albanie, des négociations bilatérales et une révision de la Constitution albanaise ayant permis de lever ces obstacles.

M. Pavlopoulos a souligné que le gouvernement est maintenant en mesure de donner la citoyenneté grecque à ceux qui disposent d'une carte prouvant leur appartenance à la diaspora et précise que la procédure de naturalisation débutera immédiatement et en fonction du temps de possession de cette carte.

Mme Bakoyannis a insisté de son côté que le gouvernement a répondu à une revendication constante de la minorité grecque d'Albanie dans le cadre d'un accord plus large, et souligné que l'Albanie reconnaît dorénavant la double citoyenneté et qu'elle se prépare à sa marche européenne dans le cadre de laquelle elle appliquera les préalables posés par l'UE.

A la question d'un journaliste, insinuant que cette décision serait liée à des préoccupations électorales, le ministre des Affaires étrangères a répondu que cette remarque était… "satanique" !

Toutefois, si la décision du gouvernement grec constitue une avancée très attendue de la minorité grecque d’Albanie et des nombreux albanais immigrés en Grèce, la remarque du confrère n’était pas d’une inspiration si satanique, connaissant le précédant de la naturalisation des ressortissants des anciennes républiques au Pont-Euxin de l’ex-Union soviétique se présentant comme appartenant à la minorité grecque. Opérée sous le précédent gouvernement socialiste du PASOK, la naturalisation s’était avérée électoralement payante auprès des "nouveaux Grecs" heureux de leur régularisation.

Naturellement, le PASOK a approuvé la décision sur la naturalisation des membres de la minorité grecque d'Albanie par la voix de son porte-parole, Nicos Athanassakis, qui l’a jugée « positive » mais qui en connaisseur a demandé que « la mise en application de cette décision soit simple, transparente, et sans couleur politique. »

i-GR/ANA-MPA

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