Après 8 ans d'austérité, les Grecs veulent "recoller les morceaux de leurs rêves brisés"

"La crise a été comme une gifle. Nous avions grandi avec l'avantage de vivre dans un pays européen et soudain tout s'est effondré". Panagiota Kalliakmani espérait devenir chimiste, elle est désormais cuisinière, ayant dû s'adapter comme beaucoup de Grecs aux effets de l'austérité.

En 2010, diplômée de l'université de Thessalonique (nord), Panagiota voulait être chercheuse.

Mais dans la foulée de l'écroulement financier du pays et de la mise en place du premier des trois plans d'aide assortis de coupes budgétaires drastiques - dont le dernier prend fin lundi -, les programmes de recherche ont été rabotés.

Elle songe alors à la médecine légale. Mais les locaux dédiés de la police de Thessalonique ferment aussi, sur fond de réduction du secteur public.

Elle échoue de même à entrer dans une société pharmaceutique car les laboratoires déménagent un par un en Bulgarie.

Lui restent alors les cours particuliers aux élèves du secondaire, "même si les gens payaient de moins en moins".

Licenciée en 2015 après un contrat d'un an dans une école, Panagiota se sent vraiment "à la ramasse", d'autant qu'une de ses amies est partie en Irlande pour y...

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