Grèce : des écoutes révèlent les liens étroits entre Aube dorée et la police

Manifestation de militants d'Aube dorée, le 28 janvier à Athènes.

Manifestation de militants d'Aube dorée, le 28 janvier à Athènes.

Jugés depuis 2015, 69 membres du parti néonazi d'Aube dorée, qui compte 16 sièges au Parlement grec, sont accusés d'avoir dirigé une organisation criminelle. Lundi et mercredi derniers, une série d'appels téléphoniques et d'échanges par SMS a révélé des liens étroits et une coordination entre les membres d'Aube dorée et la police hellénique, y compris les unités antiterroristes et anti-émeutes. Ces appels, qui ont été enregistrés pendant les opérations d'écoute téléphonique par les services de renseignements, ont détaillé les communications entre les membres du parti au sujet, notamment, de l'assassinat du rappeur antifasciste Pávlos Fýssas, le 18 septembre 2013. Giorgos Roupakias, membre du parti extrémiste, avait alors reconnu l'avoir poignardé.

De l'attaque au meurtre

Créé dans les années 80, Aube dorée a été officiellement enregistré en tant que parti politique en 1993, avant de devenir le troisième parti du Parlement grec en 2015. Il a été accusé d'attaques généralisées contre des migrants et des opposants politiques, y compris du meurtre, en janvier 2013, de Shahzad Luqman, un travailleur migrant pakistanais de 27 ans.

Une grande partie des...

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