Athènes, la possibilité d'une ville

Athènes, la possibilité d'une ville

Athènes, la possibilité d'une ville

Bien sûr, l'appel de la mer est souvent le plus fort: pour l'écrasante majorité des voyageurs qui arrivent en Grèce (ils devraient être trente millions pour l'ensemble de l'année en cours), Athènes reste encore trop souvent un simple lieu de passage. Une zone de transit entre l'aéroport international et Le Pirée, d'où partent la plupart des ferries offrant la possibilité d'une île et ses promesses de farniente. Et si toutefois, contraints ou malgré tout curieux, certains s'attardent un peu dans la capitale grecque, combien encore se contentent d'une virée sur la colline mythique de l'Acropole, certes dotée désormais d'un magnifique musée? Athènes mérite pourtant bien plus qu'un quart d'heure d'extase face à la majesté du Parthénon.

Car les apparences sont trompeuses : le touriste pressé ne retiendra souvent de sa parenthèse athénienne qu'un paysage monotone d'immeubles en béton ou au mieux, le charme un peu kitsch du quartier de Monastiraki, au pied de l'Acropole, confortant ainsi le préjugé d'une ville privée d'harmonie, bruyante et chaotique. «Polluée» dit-on souvent, alors qu'elle se révèle désormais bien moins toxique qu'un grand nombre de capitales...

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