« Centaures », le mythe grec revisité à la sauce manga

C'est un drôle d'objet graphique que Glénat nous offre avec sa série Centaures, programmée en cinq volumes. Deux premiers tomes sont en vente et proposent déjà un récit complet qui permet d'appréhender un univers qui n'a de mythologique que le nom, avec un ton un brin pessimiste.

L'univers créé par Ryo Sumiyoshi, dessinatrice et scénariste de Centaures, pourrait être qualifié « d'anthropophobe » tant sa description de la race humaine y est détestable. Corrompus, vicieux et pervers, les humains oppriment une minorité hybride de centaures, mi-hommes, mi-chevaux, et les utilisent comme chair à canon pour leurs guerres ou comme objets sexuels. Les centaures eux-mêmes, sans doute par leur moitié humaine, ne sont pas dédouanés de toute cruauté, mais leur statut de prisonniers en quête de liberté les rend plus sympathiques, tout du moins narrativement.

Peu de femmes dans ce manga, ou en creux dans la féminisation des centaures. Car c'est à un curieux exercice de brouillage des genres sexuels que se livre la jeune auteure japonaise en représentant régulièrement ses personnages masculins comme des femmes, tant au niveau du trait que de certains...

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