En 2018, la convalescence grecque va se poursuivre

Une rue d'Athènes en juillet 2017. © Ayhan Mehmet/Anadolu Agency/Getty Images

Une rue d'Athènes en juillet 2017. © Ayhan Mehmet/Anadolu Agency/Getty Images

Pour les banques grecques, son nom est une provocation. Ancienne présidente du parlement hellénique, dissidente du parti de gauche au pouvoir Syriza qu'elle a quitté avec fracas, l'ex-députée et avocate Zoé Konstantopoulou a promis de poursuivre en 2018 sa mission de sabotage des ventes de biens saisis par les établissements bancaires.

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Quinze mille maisons, appartements ou commerces dont les propriétaires grecs ne peuvent plus acquitter les crédits sont supposés être «soldés» l'an prochain par les quatre premières institutions financières: la Banque nationale de Grèce, Piraeus Bank, Alpha Bank et Eurobank. Problème: chacune des ventes organisées a jusque-là avorté. Mobilisés par le mouvement «No Pay» de Zoé Konstantopoulou - qui défend depuis le début de la crise l'idée que la dette publique grecque (plus de 300 milliards d'euros, soit 180% de son PIB) est illégale et ne doit pas être remboursée - des militants entravent les enchères. Les autorités, tout en promettant de ramener l'ordre, se sont pour l'heure gardées d'intervenir. Un climat délétère empoisonné, côté...

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