Réfugiés : exaspération à Lesbos, la mairie appelle à la grève générale

Un homme porte un enfant sur ses épaules lors d'une manifestation de réfugiés et migrants le 14 novembre 2017 à l'extérieur du camp de Moria à Mytilene, sur l'île grecque de Lesbos.

L'exaspération liée à la surpopulation du camp de Moria, sur l'île grecque de Lesbos, apparaissait unanime mardi, policiers et réfugiés organisant des manifestations tandis que la mairie a lancé un mot d'ordre de grève générale pour lundi prochain.

Moria est "sévèrement surpeuplé", a affirmé à l'AFP Boris Cheshirkov, porte-parole du HCR pour les îles grecques, avec plus de 6.000 réfugiés pour une capacité trois fois moindre.

Les réfugiés continuent en effet à arriver par dizaines chaque jour sur les îles égéennes, et y demandent presque tous l'asile.

Or, aux termes de l'accord UE-Turquie de mars 2016, il semble qu'ils soient contraints d'y rester jusqu'à la fin de la procédure de demande d'asile, afin de pouvoir être ramenés en Turquie en cas de refus. Seuls les plus vulnérables sont transférés dans des hébergements en Grèce continentale.

Cette obligation de garder les demandeurs d'asile sur les îles "n'est qu'une interprétation que le gouvernement fait du texte", a estimé auprès de l'AFP Marios Andriotis, en charge de la communication internationale du maire Spyros Galinos.

La mairie a donc appelé mardi à une grève générale lundi prochain,...

Ajouter un commentaire

Articles similaires