Aube dorée de retour devant les juges athéniens

La médiatisation de ce procès est largement retombée malgré ses enjeux.

Une salle d'audience pratiquement vide pour ce qui est présenté comme le procès du siècle, ça ne fait pas très sérieux et pourtant dans la salle flambant neuf du ministère de la justice en plein centre d'Athènes, il n'y a pas grand monde. Pire, les supporters du parti néonazi grec dont 68 membres et sympathisants sont dans le box des accusés depuis maintenant deux ans, sont plus nombreux que ceux qui dénoncent la présence de ce parti au sein du Parlement grec.

Pourtant pour Loucas Stamelos, cofondateur du site Omnia TV, le seul média qui retransmet chaque semaine un résumé des séances du tribunal "ce procès est le plus important depuis celui des colonels en 74" et cet activiste d'enfoncer le clou : "C'est la première fois que l'extrême droite est jugée en Grèce et, surtout, c'est le seul procès qui examine les relations entre le pouvoir, les institutions et l'extrême droite". De fait, ce procès a tardé, "anormalement tardé" même selon le commissaire européen aux droits de l'homme, Niels Muzsniek, qui se félicite néanmoins de sa tenue et suit de très près son déroulement. Mais après les...

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