Kéa, poussez la porte des Cyclades

Vous connaissez Santorin, Mykonos, peut-être Paros. Mais saviez-vous que Kéa est l'une des destinations préférées des Athéniens ? Reportage.

Quand je suis arrivé ici, c’était pour trois mois. Aujourd’hui, cela fait 27 ans que j’y suis." Celui qui s’exprime ainsi, c’est Pappas Lefteris, prêtre orthodoxe à qui l’on a confié les clés de l’ancien monastère Kastriani, situé sur un rocher au nord de l’île de Kéa. Devant un verre de Tsipourou, sorte de grappa locale, ce pope moderne, qui annonce ses offices sur Facebook et ne quitte pas l’oreillette de son GSM, explique son amour pour l’endroit : "Kéa, ce n’est pas Mykonos ou Monte Carlo. Kéa, c’est la nature sauvage. C’est l’harmonie entre la terre, le ciel et la mer."

Le pope a raison. Celle que l’on surnomme "la porte des Cyclades" n’a pas la renommée de ses sœurs Santorin ou Mykonos. L’île de Kéa n’en recèle pas moins de précieux trésors, plus ou moins cachés, dont on profitera d’autant plus que le tourisme n’y est pas de masse et que le voyageur qui a la bonne idée de s’aventurer ici, sera accueilli à bras ouverts, surtout s’il y vient en mai et juin, avant la haute saison; et qu’il ne dormira pas dans un de ces hôtels de dix étages qui défigurent les paysages, mais dans une des nombreuses villas, plus ou moins luxueuses, qui s’intègrent harmonieusement dans le relief accidenté.

Qu’on la contemple d’un bateau sur la mer Egée, du sommet d’une colline ou d’une crique au bout d’un sentier perdu, la beauté naturelle de Kéa éclate au grand jour.

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