La fuite des cerveaux, un drame national en Grèce

Photis, 46 ans, commerçant, n'en croit pas ses oreilles, son vieux père lui dit de quitter le pays pour tenter sa chance ailleurs. "A mon âge !", s'exclame-t-il ! Pire, son père insiste pour qu'il prenne avec lui Thanassi, son fils de 24 ans. Thanassi porte, comme le veut la tradition grecque, le nom du père de Photi, et le grand-père lui voue un amour sans limites. Il préfère s'en séparer plutôt que le voir "se faner" ici en Grèce.

Thanassi est un étudiant brillant. Ingénieur, diplômé de l'école polytechnique de Patras, outre le grec et l'anglais, il parle couramment l'italien et l'allemand mais pourtant, il fait partie des quelque 62 % de jeunes au chômage. Le seul travail qu'il a trouvé est serveur dans un café pour 460 euros pour 10 heures de travail non-stop six jours sur sept, ou faiseur de kebab de 18h à 2h du matin six jours sur sept aussi mais pour 350 euros par mois, son patron estimant que les invendus qu'il emporterait serait une partie de son salaire.

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